Présidence : début de la deuxième Männche

Par Eurechos | 5 mars 2011

Pour citer cet article : Eurechos, “Présidence : début de la deuxième Männche”, Nouvelle Europe [en ligne], Samedi 5 mars 2011, http://www.nouvelle-europe.eu/node/1058, consulté le 21 mai 2022

La présidente du Conseil européen, la Slovène Sarah-Marie Männche joue gros ce samedi 5 mars. Lors des discussions sur le budget de la PAC, elle doit convaincre sur sa capacité à fédérer les différentes positions des Etats membres. Une tâche qui s'annonce compliquée.

0305_presidente.jpg

 

« Soit on réussit ensemble, soit on échoue chacun », dans son discours d'ouverture des négociations sur le budget de la PAC, la présidente Sarah-Marie Männche a annoncé la couleur :  sa priorité, c'est le consensus. Au fond, rien de surprenant. Lors des débats qui ont mené à son élection, elle s'était déjà posée en fédératrice. Slovène à l'origine, elle ne défendrait pas les intérêts de son pays, mais ceux de tous les Etats membres.
Seulement, difficile de ne pas voir quelques zones d'ombres dans cette belle profession de foi. Difficile notamment d'oublier qu'elle doit en grande partie son élection au soutient ferme du couple franco-allemand, dont les positions sur le budget de la PAC sont très arrêtées et largement antagonistes d'autres pays, comme celles des  « Libéraux », à savoir le Royaume-Uni, le Danemark et la Suède. Les premiers veulent renforcer les aides directes aux agriculteurs, dont ils sont les principaux bénéficiaires. Les seconds, de leur côté, veulent mettre l'accent sur le développement rural et l'écologie.

Foire d'empoigne à venir ?

À la mi-journée, les discussions sur le budget de la PAC ont fait l'objet d'un consensus. Tous les Etats se sont mis d'accord sur un maintient du budget en l'état. Bon point donc pour la présidente, qui a affirmé être « très contente. » Mais les points brûlants n'ont toujours pas été abordés, et la redistribution du budget ne sera discutée que dans le courant de la journée.
C'est à ce moment que la neutralité affichée de la présidente sera mise à l'épreuve. Les discussions entre la France et l'Allemagne d'un côté et les « Libéraux » de l'autre s'annoncent compliquées. Selon une source très proche de Sara-Marie Mannche, elle resterait en contact étroit avec la délégation slovène, elle-même en discussion avec les pays fondateurs qui ont favorisé son élection. Démenti total du côté de la Slovénie, où on affirme que « La présidente est neutre.a » La présidente devra faire ses preuves.