Willy Brandt, le "Père de la réunification allemande"

Par L'équipe | 10 avril 2008

Pour citer cet article : L'équipe, “Willy Brandt, le "Père de la réunification allemande"”, Nouvelle Europe [en ligne], Jeudi 10 avril 2008, http://www.nouvelle-europe.eu/node/452, consulté le 24 mars 2019

article.pngbrandt.gifAu coeur même de la construction européenne, on retrouve de grands hommes. Président du Parti Social-Démocrate, Ministre des Affaires étrangères de la République Fédérale d'Allemagne, puis Chancelier, Willy Brandt aura marqué son époque par son action : celle de la mise en place de l'Ostpolitik, changement radical dans les rapports Est-Ouest en Europe. Retour sur la carrière politique d'un homme d'exception, qui replaça l'Allemagne au coeur des affaires internationales, mais surtout européennes.

article.pngbrandt.gifAu coeur même de la construction européenne, on retrouve de grands hommes. Président du Parti Social-Démocrate, Ministre des Affaires étrangères de la République Fédérale d'Allemagne, puis Chancelier, Willy Brandt aura marqué son époque par son action : celle de la mise en place de l'Ostpolitik, changement radical dans les rapports Est-Ouest en Europe. Retour sur la carrière politique d'un homme d'exception, qui replaça l'Allemagne au coeur des affaires internationales, mais surtout européennes.

 
La résistance en Norvège
Herbert Ernst Karl Frahm naquit à Lübeck le 18 décembre 1913, au bord de la mer Baltique. Fils illégitime d’un négociant de la Ligue Hanséatique, il n’a jamais connu son père et fut élevé par sa mère, aidée de son grand-père maternel, qu’il appelle « papa », après le retour de ce dernier du front de la Première Guerre mondiale. Brillant élève, le meilleur de sa classe, il entre au Johanneum, prestigieux lycée de la région. C’est d’ailleurs à cette époque qu’il fait ses premiers pas vers la gauche politique : sa mère et son grand-père, membres actifs du Parti Social-Démocrate (SPD, fondé en 1890), l’envoient au Kinderfreunde et aux Faucons Rouges, organe de scouts socialistes. Adolescent, il tente de rédiger un livre sur son modèle politique, August Bebel, socialiste allemand et l’un des présidents du SPD. A l’âge de 15 ans, il intègre les Jeunesses des Travailleurs Sociaux, mouvement pour les jeunes du SPD, et devient vice-président de son district. L’année suivante, il entre au SPD et commence en parallèle une carrière de journaliste sous l’influence de Julius Leber, avec lequel il rompt en 1931 lorsque Frahm décide d’intégrer le Parti des Travailleurs Socialistes (SAP), un mouvement politique marxiste composé d’exclus du SPD . L’arrestation de Leber le 30 janvier 1933, à la suite de violentes manifestations à Lübeck, entraîne la fuite d’Herbert Frahm, qui adopte le pseudonyme de Willy Brandt et suit l’écrivain Paul Frölich, militant communiste et nouveau mentor, à Oslo.
Président du SAP à Oslo, Brandt continue de travailler comme journaliste, son premier article pour un journal norvégien abordant les dangers du nazisme et la montée des nationalismes. Assumant ses nouvelles influences marxistes, il participe à la traduction en norvégien du Capital de Karl Marx, puis à la mise en place du Front Populaire Allemand, lequel échoue contre Hitler, ses principaux membres ayant été arrêtés par la Gestapo. En février 1937, Willy Brandt quitte la Norvège pour l’Espagne, afin de couvrir les évènements en tant que journaliste au sein d’une unité de trotskystes allemands. Cet engagement lui vaut la privation de sa nationalité allemande par les autorités nazies en septembre 1938, faisant de lui un apatride. Willy Brandt obtient la nationalité norvégienne à son retour, qui est envahie, en avril 1940, par l’Allemagne. Recherché, il est arrêté et assigné à résidence, mais il parvient à s’échapper pour Stockholm. Dans la capitale suédoise, il devient le chef des émigrés allemands, s’entoure d’écrivains et de personnalités politiques – comme le futur Chancelier autrichien Bruno Kreisky – pour réfléchir au futur de l’Allemagne après sa libération par les Alliés. L’ambassade des Etats-Unis en Suède lui accorde la crédibilité d’un homme politique de premier plan.
Un homme politique d’envergure internationale
La fin de la guerre marque le retour au pays de Willy Brandt. C’est en tant que citoyen norvégien et journaliste qu’il couvre le procès de Nuremberg et découvre l’horreur des camps de la mort où l’on avait gazé des millions de Juifs de toute l’Europe. S’il est particulièrement virulent contre les conférences de Yalta et Potsdam, c’est essentiellement pour critiquer ce qu’il appelle un « nouveau traité de Versailles » à savoir la partition de l’Allemagne et de Berlin en quatre zones : Etats-Unis, Grande-Bretagne, France et Union Soviétique. A son retour en Allemagne, il se lie avec le leader et résistant du SPD, Kurt Schumacher, avec lequel il rompt quelques mois plus tard devant son refus de moderniser la politique du parti au profit de la social-démocratie. Avant d’avoir retrouvé sa nationalité allemande en juillet 1948, il quitte la République Fédérale d’Allemagne (RFA) pour Berlin-Ouest, où il se rapproche de celui qui sera son mentor en politique, le maire SPD de la ville, Ernst Reuter. Il partage de nombreuses opinions avec ce dernier, parmi lesquelles l’anti-communisme, à la suite du coup de Prague en 1948 et du Blocus de Berlin-Ouest par les troupes soviétiques, et la volonté de passer à la social-démocratie au sein du SPD. Il milite aux côtés de son mentor au cours du premier congrès d’après-guerre du SPD, en 1952, pour la rénovation du parti et fait figure d’étoile montante. Six ans plus tard, le 12 janvier 1958, les militants lui confient la direction du parti. Il lance dès lors sa modernisation.
La mort de Reuter le 29 septembre 1953 laisse à la fois Brandt orphelin et la ville aux chrétiens-démocrates de la CDU. En 1954, le SPD redevient majoritaire et Willy Brandt est élu Président de la Chambre des Représentants de Berlin-Ouest. La mort d’Otto Suhr entraîne une période d’intérim conduite par le maire CDU Franz Amrehn. Brandt remporte les élections et est nommé à son poste en octobre 1957. Il conquiert dans la foulée l’un des huit sièges de députés de Berlin-Ouest au Bundestag. Vient le temps des épreuves pour le nouveau maire qu’était Willy Brandt : en novembre 1958, il affronte la seconde crise de Berlin, au cours de laquelle Khrouchtchev exige la démilitarisation de la ville. Au cours de cette crise, Brandt décide de parcourir l’Europe occidentale et les Etats-Unis pour leur rappeler le sort auquel sont confrontés la ville et ses habitants, montrant notamment du doigt le laxisme dont faisait preuve, disait-il, Adenauer à l’encontre des Soviétiques. La construction du Mur de Berlin, entre le 12 et le 13 août 1961, est un autre évènement majeur au cours duquel il fustige une nouvelle fois le Chancelier allemand au pouvoir. Willy Brandt accueille à l’époque le Président des Etats-Unis, John Fitzgerald Kennedy, venu faire son fameux discours aux Berlinois. Ensuite, Brandt est réélu maire en 1963.
La course de Willy Brandt à la chancellerie commence dès son élection au poste de Président du SPD : sa campagne se fait sur le thème de l’avenir de Berlin-Ouest et des ruptures instaurées en Allemagne par la Guerre froide. Bien que présenté comme le « Kennedy allemand », il peine à convaincre les électeurs, lesquels lui préférèrent Adenauer, âgé à l’époque de 85 ans. En 1954, de nouveau, il est choisi comme candidat officiel du SPD contre Ludwig Erhard. Ses arguments, une nouvelle fois, rencontrent peu d’échos dans l’opinion, et il échoue à conquérir la chancellerie. La démission d’Erhard en 1966 entraîne son remplacement par Kurt Georg Kiesinger. Ce dernier tend la main à Willy Brandt et le fait entrer au sein de la « Grande Coalition » en tant que Ministre des Affaires étrangères. Fort de cette expérience et voyant qu’elle jouait en sa faveur auprès de l’opinion publique, il est, une dernière fois, choisit comme candidat du SPD et élu Chancelier en 1969.
L’Ostpolitik et la mémoire
Dès 1944, Willy Brandt manifeste sa volonté de mettre en œuvre une Ostpolitik de reconstruction dans une brochure qu’il publie en Norvège, intitulée Après la Guerre. Pour lui, nul doute que la paix en Europe centrale et en Allemagne passe par la reconnaissance de la frontière Oder-Neisse et une coopération économique accrue avec les pays désormais occupés par l’Armée Rouge. Cette idée d’un rapprochement à l’est est complétée en 1960 par une nouvelle doctrine de défense qui reconnaît l’Alliance Atlantique comme base pour les efforts de réunification, associé au principe de nation culturelle : désormais, l’idée de l’unité allemande ne se fera plus sur une base territoriale, mais culturelle ; il s’agit alors de promouvoir le symbole d’un pont entre la RFA et la RDA. Dans cette même perspective, Brandt proposa, en octobre 1962, à Harvard, le principe du « changement par le rapprochement ». Ensuite, en 1963, lors d’un discours à l’Université Libre de Berlin-Ouest, il préconise un rapprochement avec l’URSS et ses satellites. Enfin, en 1967, par la publication de son ouvrage La politique de paix en Europe, il affirme que la reconnaissance, à ses yeux, de la division de l’Allemagne est un premier pas vers la détente en Europe. C’est le principe de « coexistence réglée », qui rompt avec la doctrine Hallstein faisant de la RFA l’unique Allemagne. Pour Brandt, la RFA et la RDA étaient deux pays dans l’Allemagne.
Peu après sa nomination en tant que Ministre des Affaires étrangères, Brandt reçoit de Kiesinger l’autorisation d’amorcer un ordre pacifique européen en direction de l’URSS. La « politique des progrès humains » débute par un renouveau des relations diplomatiques avec la Roumanie, en janvier 1967, avec la Hongrie et la Tchécoslovaquie dans les mois qui suivirent, et enfin avec la Yougoslavie en 1968. La reprise des négociations avec la RDA n’est possible qu’avec la bonne volonté de l’URSS qui, selon Brandt, était prête pour une politique de « détente sélective ». Fort de cette ouverture, Kiesinger, sous l’influence de Brandt, se déclare prêt à reconnaître la frontière Oder-Neisse. Bien que l’opinion publique ait été relativement favorable pour cette reconnaissance – comme le prouvent les sondages de l’époque : 27% d’opinion favorable en février 1966, 47% en novembre 1967 – Kiesinger fait machine arrière en raison de pressions internes à son parti. L’intervention soviétique à l’encontre du Printemps de Prague fait prendre conscience à Brandt de deux constantes pour négocier habilement l’Ostpolitik : il n’y aura pas d’évolution possible tant qu’il n’y aura pas de reconnaissance directe du leadership soviétique et, dans la continuité, qu’importe les évènements qui se déroulent en Europe centrale, seuls comptent les avancées avec l’URSS sur ces pays.
Lorsqu’il est nommé Chancelier, l’Ostpolitik ne différa pas de celle qu’il avait instituée alors qu’il était Ministre des Affaires étrangères. Le soir de sa victoire, dans le premier discours qu’il tient, il reconnaît l’existence de deux Allemagnes, et que la RDA est souveraine sur son territoire. Pour bien marquer l’esprit de la détente qu’il avait contribué à mettre en place, il ratifie le traité de non-prolifération en novembre 1969 : il s’agit là de la première phase de l’Ostpolitik, celle des traités. Dans la foulée de la ratification, il rencontre Brejnev pour les pourparlers entre la RFA et l’URSS, notamment sur des accords de coopération économique (en particulier un prêt accordé à l’URSS). Pour lui, la Realpolitik doit contribuer à alimenter la croissance de la RFA, qui s’essouffle, en poussant à l’ouverture des marchés et permettant de combler le retard économique des satellites soviétiques.
Le traité de Moscou, dont les tractations commencent le 8 décembre 1969, pour être signé le 12 août 1970, stipule que les deux pays renonçaient à l’utilisation de la force au détriment du dialogue et du pacte de non-agression, et reconnaissent les frontières actuelles de tous les satellites. Willy Brandt rassure ainsi l’URSS et les anciens pays occupés par le régime nazi : la RFA reconnaît dans le traité la perte de ces territoires et assure ne plus les réclamer. Au cours de sa visite officielle, le Chancelier dépose une gerbe de fleurs devant le monument dédié à la victoire contre les forces nazies, à plusieurs dizaines de kilomètres de la capitale soviétique, de même qu’il rend hommages aux résistants de Leningrad et de Stalingrad.
Sa démarche est identique en Pologne : avec les autorités de Varsovie, Brandt négocie un traité en février 1970, correspondant à un début de réconciliation « d’une importance morale et historique », selon ses propres termes. Le traité règle les questions frontalières de l’Oder-Neisse et établit une coopération économique accrue. La difficulté des négociations tourne autour du statut accordé aux Allemands restés en Pologne après la guerre, problème occulté par les conférences des Alliés. Si Brandt estime que les compensations territoriales et la reconnaissance des frontières polonaises sont suffisantes, la Pologne estime qu’elle a droit, en contrepartie du libre passage, à des dédommagements financiers. Ces derniers ne furent jamais versés (sauf aux ouvriers polonais du Service du Travail Obligatoire) car le Chancelier parvint à faire reconnaître l’existence de la minorité allemande. L’accord définitif ne sera signé qu’en octobre 1975, soit après sa démission. Dans un esprit de réconciliation, Brandt s’agenouille, lors de sa visite du ghetto de Varsovie, devant un monument commémoratif. Dans ses Mémoires, il se défend des allégations des médias selon lesquelles son geste aurait été prémédité : selon lui, « au bord de l’abîme de l’histoire allemande et sous le poids des millions d’hommes et de femmes assassinés, je fis ce que font les hommes lorsque les mots leur manquent ». Pour les médias européens, par ce geste de repentance, Brandt symbolise la « Nouvelle Allemagne » qui tourne la page de la Seconde Guerre mondiale.
Les négociations avec la RDA se font quant à elles dans la suspicion. L’URSS, soucieuse d’avancer avec Brandt et de redorer son image à la suite de la répression à Prague, fait pression sur Walter Ulbricht, Président de la RDA, avant de le remplacer par Erich Honecker en juillet 1971. Une fois l’obstacle aux négociations levé, les rencontres se multiplient. Dans la foulée, le Chancelier, en tournée en Europe et aux Etats-Unis, manœuvre habilement sur le statut de Berlin : les relations russes avec la Chine n’étant plus au beau fixe depuis la conférence sino-soviétique de Moscou de 1960, l’URSS se trouve donc disposée à assouplir sa position sur le statut de Berlin. L’accord signé le 3 septembre 1971 reconnaît le statut de la ville et en faisait une ville démilitarisée. De même, Berlin-Ouest est reconnue comme partie intégrante de la RFA. La fin de la première phase de l’Ostpolitik est marquée, en septembre 1973, par la signature entre Honecker et Brandt du Traité Fondamental, qui reconnaît les deux pays comme souverains (sans référence, toutefois, à la nation allemande), met en place des accords bilatéraux de coopération économique et culturelle, ainsi que la libre circulation des Allemands de l’Ouest pour aller revoir leurs familles à l’Est.
Alors que l’Ostpolitik du Chancelier Brandt n’a commencé que depuis deux ans, il se voit remettre, à Oslo, le prix Nobel de la Paix pour son action. Il déclara d’ailleurs à cette occasion : « L’Europe permet à l’Allemagne de se retrouver et de retrouver les forces constructives de son histoire. Notre Europe, née de l’expérience, des souffrances et de l’échec, est une obligation que nous dicte la raison ». Les médias allemands le surnommèrent ainsi le Chancelier de la Paix.
La fin de sa carrière
L’Ostpolitik laisse Willy Brandt épuisé. Au sein du SPD, sa perte de contrôle est flagrante : Helmut Schmidt est le premier à remettre en cause son leadership. L’augmentation du prix du baril de pétrole en 1973 et l’atmosphère de scandales politiques n’aident pas Brandt à se relever politiquement. L’affaire Günter Guillaume est le coup de grâce : ce proche conseiller, ancien des Jeunesses Hitlériennes et recruté par les Services de Sécurité de la RDA, espionnait en secret le SPD et le Chancelier. Brandt avait semble-t-il refusé de s’y résoudre : informé par les services secrets allemands, qui suspectaient Guillaume, il n’a pas cru à l’hypothèse de l’espionnage. Guillaume, arrêté, reconnaît tout. Bien qu’il n’y est pas forcé, Brandt démissionne de son poste le 6 mai 1974. La CDU attaque sa politique à l’est, prétextant qu’elle avait été dictée par l’espion est-allemand. Malgré sa démission, il continue de diriger le SPD et supporte Helmut Schmidt pour son élection en tant que Chancelier, et ce malgré leurs divergences sur l’avenir du parti. Malgré une victoire du SPD aux élections législatives de 1987, il démissionne de la direction du parti, mais en sera élu Président Honoraire à vie trois mois plus tard.
Après sa démission, il entame une carrière internationale : il est Président de l’Internationale Socialiste en décembre 1976, puis nommé Président de la Commission Nord-Sud de la Banque Mondiale et publie un rapport en 1979 intitulé Nord-Sud : Un programme pour la Survie, qui présente des propositions pour la création d’un Nouvel Ordre Economique International. Son militantisme pour les droits du Tiers-Monde lui apporte une nouvelle renommée internationale.
Bien qu’ayant démissionné de son poste de Chancelier, Brandt nourrit l’espoir de voir se construire un espace de paix en Europe. Après la nomination de Gorbatchev, il est le premier homme politique à être reçu au Kremlin. Une amitié sincère naît entre les deux hommes et Gorbatchev confie qu’il est inspiré par son Ostpolitik et ses idées de dénucléarisation. L’élection d’Helmut Kohl à la Chancellerie est marquée par une nouvelle Ostpolitik, qu’il surveille avec bienveillance. Au cours de la chute du Mur de Berlin, il est applaudi par la foule. Bien que favorable à la réunification, son sentiment est que cette dernière va trop vite et que les Allemands de la RFA ne sont pas prêts pour le choc, de même que ceux de la RDA. Son pressentiment s’avéra, mais Brandt a été le seul, au sein du SPD, à avoir compris que les Allemands de l’Est ne voulaient plus de leur Etat.
Willy Brandt décède à son domicile le 8 octobre 1992. Lors des funérailles du « Père de la réunification allemande », mille six cents personnes étaient présentes, dont Gorbatchev. Derrière son cercueil, qui circula dans les rues Bonn, dix mille personnes se pressèrent pour honorer la mémoire de celui qui permit à l’Allemagne de se projeter à nouveau sur la scène européenne et internationale. Le Parlement européen a récemment décidé de rendre hommage à son action pour la construction européenne en annonçant la construction prochaine d'une aile à son nom.
 
 
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France – Allemagne : 50 ans de vie de couple au sein de l’Union européenne
   
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Barbara Marshall, Willy Brandt : A Political Biography, St Anthony’s College Edition, Oxford, 1997
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Gerhart Hoffmeister & Frederic C. Tubach, Germany : 2000 years. Volume III, From the Nazi era to the German Unification, Continuum, New York, 1997
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Pierre Guillen, La question allemande (1945-1995), Imprimerie nationale, collection « Notre siècle », Paris, 1996
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Willy Brandt, Mémoires, Albin Michel, Paris, 1990
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Andreas Wilkens, « New Ostpolitik and European integration : Concept and Policies in the Brandt era », dans European integration and the Cold War : Ostpolitik-Westpolitik (1965-1975), sous la direction de N. Pier Ludlow, Routledge, Londres, 2007, p. 67-78
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Jacques-Pierre Gougeon, « Le Parti Social-Démocrate face à l’Unification : tergiversations et engagement », Allemagne d’aujourd’hui, Paris, n°146, octobre-décembre 1998, p. 308-321
 Source photo : article de Willy Brandt sur le site du Prix Nobel 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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