Économie de la connaissance : la Nouvelle Europe confrontée au défi de la fracture numérique

Par L'équipe | 2 mars 2008

Pour citer cet article : L'équipe, “Économie de la connaissance : la Nouvelle Europe confrontée au défi de la fracture numérique”, Nouvelle Europe [en ligne], Dimanche 2 mars 2008, http://www.nouvelle-europe.eu/node/427, consulté le 08 août 2020
article.pngfracture_numrique.pngMême s’il n’est qu’un élément de la mécanique complexe qui conduit à la production de connaissances, l’accès à l’information n’en est pas moins déterminant. En effet, si le développement des technologies de l’information et de la communication, permettant un accès aux savoirs et la circulation des connaissances, pose problème, peut-on envisager la réalisation d’une économie de la connaissance à l’échelle européenne ?

article.pngfracture_numrique.pngMême s’il n’est qu’un élément de la mécanique complexe qui conduit à la production de connaissances, l’accès à l’information n’en est pas moins déterminant. En effet si le développement des technologies de l’information et de la communication, permettant un accès aux savoirs et la circulation des connaissances, pose problème, peut-on envisager la réalisation d’une économie de la connaissance à l’échelle européenne ? Les ambitions de la stratégie de Lisbonne peuvent-elles être satisfaites tant que la fracture numérique entre territoires européens persiste ?

Certes, l’information se transmet plus facilement que la connaissance, cependant un défaut d’accès à l’information elle-même éloigne encore davantage l’accès aux savoirs. L’économie de la connaissance, bien que ne se réduisant pas à l’économie de l’information, loin s’en faut, comme le précise bien Jérôme Vincente, présuppose néanmoins l’existence d’une société de l’information. Ce type de société implique l’accès du plus grand nombre aux nouvelles technologies de l’information et de la communication (TIC). Or, dans le cadre d’une Union européenne élargie, force est de constater la fracture numérique qui sépare nouveaux et anciens membres. Rappelons que l’accès des citoyens européens aux TIC (Internet, télévision, téléphone) fait partie des impératifs que s'est assigné l'Union pour accéder au rang d' "économie de la connaissance la plus performante du monde à l'horizon 2010" (stratégie de Lisbonne).

L’accès à l’Internet haut débit constitue une bonne illustration de la fracture territoriale qui existe aujourd’hui dans l’Union européenne. L’accès par des connexions "large bande" est essentiel pour stimuler la société de l'information en Europe. A ce titre, le défaut d'accès à ce type de connexions dans les régions moins avancées de l'Union européenne constitue un réel problème. L'écart entre les pays européens en matière d'accès haut débit constitue une difficulté que les mesures et initiatives européennes peinent à résorber. Si l’on se réfère en effet aux études les plus récentes, les chiffres publiés par Bruxelles montrent que l'écart entre le pays où la pénétration du haut débit est la plus élevée (le Danemark, avec 37,2 %) et celui où elle est la plus faible (la Bulgarie, avec 5,7 %), a légèrement augmenté entre juillet 2006 et juillet 2007. Le coût élevé, l'accès, l'accessibilité, les compétences et la motivation sont autant d'obstacles pour que quelques 30 % à 40 % d'Européens ne profitent pas des avantages de la société de l'information. Les écarts sont avant tout importants entre zones urbaines et zones rurales.

La déclaration ministérielle de Riga (Lettonie), signée par les ministres des États membres de l'Union européenne, des pays en voie d'adhésion, des pays candidats et des pays de l'AELE/EEE, le 11 juin 2006, a fixé un certain nombre d’objectifs relatifs à la réduction de la fracture numérique. L’un de ces objectifs est d’assurer à au moins 90 % du territoire européen un accès à l'Internet haut débit (c'est-à-dire aux infrastructures d’Internet haut débit) d'ici 2010. Cependant la fragmentation des efforts et le manque de collaboration persistent, mettant à mal la réalisation de ce que cette déclaration nomme « l’e-inclusion ». La Bulgarie est la moins bien équipée : seuls 19 % des ménages peuvent surfer sur le web depuis chez eux. Les Roumains sont les moins nombreux à surfer régulièrement sur le web. Seuls 18 % d'entre eux utilisent Internet au moins une fois par semaine.

Il reste encore beaucoup à faire pour réaliser l'insertion numérique et atteindre les objectifs de Riga. Cette question est d’autant plus importante que les technologies de l'information et des communications (TIC) jouent désormais un rôle essentiel pour de nombreuses personnes dans toute l'Europe. L'utilisation active des TIC améliore souvent les perspectives individuelles en matière de travail, de relations sociales. Les TIC aident à réaliser des avancées majeures dans les services sociaux, les soins de santé ou l'éducation; elles contribuent largement à la hausse de la productivité, et ouvrent de nouveaux débouchés commerciaux.

Pour aller plus loin :

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Sur Nouvelle Europe
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La stratégie de Lisbonne ou comment dynamiser l'économie européenne
   
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