Les usages du temps: comment comprendre l'inégalité homme-femme à la maison en Europe ? (1/3)

Par Aurélie Champag... | 7 mars 2012

Pour citer cet article : Aurélie Champag..., “Les usages du temps: comment comprendre l'inégalité homme-femme à la maison en Europe ? (1/3)”, Nouvelle Europe [en ligne], Mercredi 7 mars 2012, http://www.nouvelle-europe.eu/node/1450, consulté le 23 mars 2017

 

« La démarche la plus capitale et la plus décisive dans la vie des femmes est précisément celle qu'une femme regarde toujours comme la plus insignifiante. Mariée, elle ne s'appartient plus, elle est la reine et l'esclave du foyer domestique. » Honoré de Balzac

Alors que l'égalité entre hommes et femmes est de plus en plus valorisée, et notamment dans la sphère du travail, il n'est pas rare d'entendre des propos stéréotypés dans la sphère domestique: « les hommes ne savent pas faire ces choses-là » étant sans doute l'une des affirmations les plus répandues. Ainsi, une partie de votre entourage vous laissera souvent entendre que les femmes sont plus douées pour l'organisation du ménage, qu'il est certain qu'elles repassent mieux et plus vite, et qu'il faut prendre garde à ne pas trop laisser le conjoint s'investir dans les tâches ménagères car il pourrait bien mettre l'organisation en péril en voulant bien faire, et faire perdre son temps à la femme qui repassera de toute façon après lui.

Ces vues, qui sont parfois un peu surprenantes, ne sont pas nécessairement marginales. L'inégalité hommes/femmes dans la répartition des tâches ménagères est bien réelle, et c'est ce qu'entérine la dernière enquête emploi du temps de l'INSEE. Pourtant, pas de révolution, pas de revendication féminine massive pour un partage à 50/50 : c'est donc que l'inégalité hommes/femmes dans la sphère domestique est une construction sociale qu'il s'agit d'étudier.

Ce qui se passe à la maison n'est pas une réalité que l'on peut détacher et isoler de la situation de l'emploi. Les tâches ménagères sont un travail, un travail domestique et impayé. Il s'agit donc de discuter de l'articulation entre emploi et travail impayé.

Les femmes sur le marché de l'emploi : histoire et État des lieux 

L'insertion professionnelle des femmes sur le marché de l'emploi n'est pas véritablement nouvelle. Quel est donc ce travail ? Tout d'abord, ce peut être un travail agricole, ou un travail d'artisanat, puisque les femmes sont occupées dans les fermes de la même façon que les hommes aux travaux des champs (et notamment pendant la période de la Peste noire, où l'on manque de bras). C'est aussi un travail domestique : à ce titre, l'ouvrage Le Mesnagier de Paris est particulièrement éclairant. Ce manuscrit, écrit par un bourgeois parisien pour sa femme aux alentours de 1313, nous décrit précisément quelles normes sociales régissent la vie d'une femme de bonne famille, et quel est l'idéal féminin de l'époque. C'est l’épouse aimante et attentive, évoluant majoritairement dans la sphère de l’intérieur, celle qui entretient le feu et attend son époux en écartant de lui tous les désagréments possibles. Un chapitre entier est consacré aux tâches que doivent entreprendre les épouses, que ce soit débarrasser le lit conjugal des nuisibles (six techniques supposées vaincre les puces sont ainsi détaillées) ou raccommoder les vêtements. Outre les travaux des champs et les tâches ménagères, les femmes ont également été commerçantes, domestiques et ouvrières. Cet ouvrage est écrit par un bourgeois, et il déroge en ce sens à la norme du travail domestique de l'époque, où le travail domestique et le travail « productif » se confondent : il n'y a alors mariage que s'il y a des moyens de production à mettre en œuvre.

C'est le capitalisme, lorsqu'il naît au XVIIIe siècle, qui crée une dissociation entre la production de bien et la reproduction, qui étaient auparavant toujours liées. Le temps se divise : la production prend part à une « sphère économique dont sont exclues toutes les pratiques n'ayant pas un effet dans le processus de valorisation et de réalisation du capital ». Dès lors, la sphère de la reproduction et de la famille est redéfinie, et une nouvelle division du travail s'établit entre les sexes. L'homme appartient à la sphère du dehors, de l'extérieur, la femme évolue dans la sphère de la maison.

La révolution industrielle opère un durcissement des stéréotypes sur les qualités propres à chaque genre (les femmes sont dociles, patientes et minutieuses, les hommes sont forts et inventifs). A cet égard, les femmes se voient plus facilement imposer le silence dans les entreprises : « Notre lot, le voici : nous devons accepter des salaires qui ne suffisent pas à nous faire vivre, et nous taire ; nous devons supporter la station debout, intolérable au bout de quelques heures et nous taire ; nous devons, l'été, subir l'excès du chaud, l'hiver, l'excès du froid et nous taire, nous devons supporter les propos malséants des passants, les propositions brutales de nos patrons et nous taire. Nous taire, toujours nous taire, si nous ne voulons pas le renvoi » s'exclame une vendeuse auprès d'un journal, en 1898. C'est aussi l'époque où les femmes commencent à abandonner de plus en plus le travail à domicile, tout du moins tant qu'elles n'ont pas d'enfants, puisque l'enfant induit fréquemment une rupture dans l'emploi. Le retour des femmes dans l'emploi s'effectue alors en fonction des contraintes familiales. Il s'établit donc une distinction entre le lieu de l'emploi (au sens rémunéré du terme) et celui du travail domestique.

Puis, à partir du début du XXe siècle, les activités du care (soins aux enfants, aux personnes âgées et aux malades) ont connu le début de leur professionnalisation. Les femmes occupent donc avant tout le secteur tertiaire, et les vertus prêtées aux femmes sont valorisées dans leurs professions. Alors qu'elles commençaient -pour certaines- à accéder à des postes de responsabilités, la crise de 1929 arrête l'essor du travail féminin, celles-ci se repliant sur les postes de secrétariat. Le travail féminin dépend donc de la configuration du marché de l'emploi. La fin de la Seconde Guerre Mondiale inaugure une courte période où les femmes redeviennent avant tout mère et épouse, répondant en cela aux préoccupations natalistes des années 50.

Enfin, c'est à la fin des années 1960 que les mouvements de revendication des droits des femmes ont permis la marche vers la mixité professionnelle et l'accès des femmes à des professions jusqu'alors réservées aux hommes. La femme suréquipée des années 1950, qui fait la couverture des magazines féminins dans sa cuisine Moulinex, alors que Boris Vian dénonce l'asservissement au matérialisme dans sa chanson Complainte du progrès, laisse place à la femme qui revendique un accomplissement par le travail rémunéré.

Le paradoxe féminin

Actuellement, en France, 80% des femmes de 25 à 49 ans sont sur le marché du travail ; la situation a donc bien changé depuis les années 1960. A titre d'exemple, en 1962, le taux d'activité des femmes de 25 à 49 ans était de 41,5%. Il y a fort à parier que les taux d'activités des hommes et des femmes devraient converger, d'autant qu'il y a une véritable volonté politique qu'a avancé la Commission européenne en fixant un taux d'emploi à atteindre de 75% en 2020. L'emploi des femmes répond à une volonté d'indépendance et d'autonomie, notamment financière, qui ne peut s'effectuer que par l'insertion dans l'emploi, ainsi que le montrent de nombreuses études. On peut ainsi citer les chiffres donnés par l'European Values Study pour l'enquête de 2008 en France. A l'affirmation « Avoir un emploi, c'est le meilleur moyen pour une femme d'avoir son indépendance. », 89,4% des femmes se déclarent d'accord.

Cependant, les postes occupés par les hommes et les femmes ne sont pas les mêmes. Cette division sexuée du travail n'est pas nouvelle : les femmes ont longtemps été exclues d'un certain nombre de professions. A titre d'exemple, c'est suite au combat de Jeanne Chauvin que les femmes ont obtenu en 1899 le droit de plaider, ce qui leur a ouvert l'accès à la profession d'avocate. Outre cette inégalité en droit, on a longtemps refusé aux femmes l'accès à certains postes au motif qu'elles n'étaient pas formées. En effet, il existait une véritable résistance à admettre les femmes dans les enseignements généraux et professionnels. C'est donc à travers un combat dans le temps long pour une égalité d'accès aux formations et aux diplômes que les femmes ont pu se hisser sur le marché de l'emploi à des postes similaires (à défauts d'égaux) aux hommes. Désormais, les femmes actives détiennent des niveaux de diplômes supérieurs aux hommes : 24,8% des femmes de 25 à 34 ans ont un diplôme de l'enseignement supérieur contre 20,3% des hommes. Quand bien même celles-ci sont diplômées et exercent leur profession, elles occupent des niches où les stéréotypes réapparaissent (elle est juge, mais juge pour enfants). La ségrégation professionnelle se répercute aussi dans la valorisation des emplois : les services à la personne sont considérés comme naturellement féminins, les femmes ont une capacité « innée » à prendre soin des enfants, des vieillards et des malades.

Une des données majeure de l'insertion massive des femmes sur le marché du travail est le temps partiel. Un tiers des femmes sont à temps partiel (contre 6% des hommes), et 82% des temps partiels sont occupés par des femmes. Ainsi, la discontinuité et la multiplicité des formes d'emplois que connaissent les femmes depuis la révolution industrielle semble être une constante. Ces emplois à temps partiel sont fréquemment des emplois non qualifiés qui ne permettent pas nécessairement de mieux articuler tâches parentales et professionnelles : horaires décalés, interruptions fréquentes en sont les caractéristiques. Cette « féminisation » du temps partiel a été un temps accompagnée par les pouvoirs publics, qui, pour lutter contre le chômage, avaient développé des incitations fiscales. Celles-ci ont finalement essentiellement concerné les femmes. Cependant, comme les femmes occupent actuellement des secteurs en plein développement (le tertiaire), elles sont moins touchées par le chômage, et lorsqu'il y a nécessité d'ajustement, celui-ci s'effectue davantage par une réduction du temps de travail que par une mise au chômage technique.

Enfin, les écarts de salaires se maintiennent à environ 18% (si l'on raisonne en termes de salaire horaire). Cela tient à la ségrégation professionnelle, mais aussi à la plus difficile progression de carrière des femmes, ainsi qu'à de la discrimination pure (où deux emplois identiques sont payés différemment). 80% des bas salaires sont touchés par des femmes, et 27% des femmes sont à bas salaires. Il y a donc une pauvreté dans l'emploi qui, si elle touche les deux sexes, est d'abord et avant tout féminine : davantage employée en contrat à durée déterminée, en temps partiels et à bas salaires, les femmes sont dans une situation de vulnérabilité qui n'est pas en adéquation avec leur diplôme. Le groupe des femmes n'est certes pas homogène, il existe des situations contradictoires. Mais lorsque l'on s'intéresse à la situation globale des femmes sur le marché de l'emploi, le paradoxe essentiel de la situation des femmes est qu'elles sont désormais pour la plupart insérées dans l'emploi, et plus diplômées que les hommes, mais se trouvent plus vulnérables et plus précaires qu'eux.

L'inégalité sur le marché du travail est donc bien en place, même si des progrès considérables ont été effectués. Il s'agit donc de s'intéresser à la place du travail domestique dans la vie des femmes, afin de constater si l'inégalité du marché professionnel est aussi de mise dans la sphère privée.

 

Les femmes à la maison : la part de la lionne 

Afin de connaître précisément la répartition du travail domestique, il est nécessaire d'avoir recours aux enquêtes emplois du temps publiées en France par l'INSEE. Les enquêtes emplois du temps ont commencé en 1967, et il y en a eu jusqu'ici cinq, la dernière datant de 2009-2010, et ayant été publiée fin 2011. L'enquête emploi du temps consiste à faire remplir par les personnes interrogées une sorte de carnet de bord, ou pendant 24h vont être notées toutes les 10 minutes chacune des activités effectuées. Commence ensuite un travail d'agrégation afin d'analyser le temps consacré par les répondants à chaque activité (que ce soit physiologique, comme le sommeil, de loisirs, comme la lecture, de travail ou encore domestique). Le questionnaire est enrichi par un semainier et par quelques questions sur les activités plus ponctuelles (comme les sorties culturelles ou les activités associatives).

Au sein des couples, le temps que consacrent les femmes aux tâches domestiques et familiales est double par rapport à celui de leur conjoint (Brousse, 1999). Une femme inactive consacre en moyenne quatre heures vingt-cinq minutes par jour aux tâches ménagères, une femme insérée dans l'emploi trois heures trente-trois. Les hommes y consacrent une heure quinze.

Toutefois, le temps consacré aux activités domestiques s'est réduit au cours des dernières décennies, et ce grâce à l'équipement de la maison : machine à laver, lave-vaisselles et autres ustensiles ménagers ont permis un allègement de la charge du travail domestique. De manière plus ancienne, le raccordement à l'eau et à l'électricité de tous les ménages a permis de se libérer de corvées telles que l'entretien du feu, la collecte du bois, le puisage de l'eau, etc. Ainsi, si les femmes françaises assuraient en 1974 75,2% du travail domestique, elles en effectuent en 1998 une part de 65,6%. Si l'on considère « le noyau dur » du travail domestique (c'est-à-dire sans les activités de semi-loisirs, comme la couture, le bricolage, le jardinage, etc.), ce sont les femmes qui en assurent la charge : 80% de ce noyau dur est réalisé par les femmes. Il y a donc une inégalité non seulement en termes de durée mais aussi en termes de spécialisation.

Ainsi, il existe des tâches « féminines », des tâches « masculines » et des tâches négociables, selon la typologie établie par Bernard Zarca. Les tâches féminines sont, selon lui, des occupations qui ne sont effectuées que (ou quasiment que) par des femmes. Parmi elles, on compte le lavage du linge, le repassage, la couture et le nettoyage des sanitaires. Ces tâches sont effectuées par moins de 5% des hommes. Les tâches masculines sont effectuées majoritairement par des hommes, ce qui sous-entend qu'elles sont aussi prises en charge par les femmes, mais à un degré moindre. Ainsi, les activités touchant au combustible (bois, charbon, mazout) et le nettoyage de la voiture sont effectués par environ 70 à 80% des hommes. Tâches masculines et tâches féminines ne sont effectuées par les couples à hauteur égale pour chacun des conjoints que dans des cas très rares (moins de 3%). Enfin, les tâches négociables sont effectuées de prime abord par les femmes, bien que les hommes y participent (entre un tiers à deux tiers des hommes). Ce sont le nettoyage de vitres, de vaisselle, le passage du balais ou de l'aspirateur, les courses, le fait de mettre le couvert et enfin de cuisiner les repas. L'égalité est davantage de mise en ce qui concerne ces activités (environ 10% des couples se partagent de manière égale les courses en 1985-1986).

Enfin, il faut savoir que les configurations de partage de tâches entre hommes et femmes varient dans le temps, notamment à la mise en couple, à l'arrivée des enfants ou au passage à la retraite. Il existe une pluralité d'effets qui concourent à l'inégalité hommes/femmes dans la sphère domestique et familiale, comme le diplôme, l'effet enfant, l'effet couple, etc. 

Temps et espace du travail domestique

Il apparaît que le travail domestique des femmes, dans son organisation temporelle, dépend de deux variables : le temps de travail (des femmes insérées dans l'emploi, ou de leur mari), et le temps scolaire (pour les femmes ayant des enfants). A la retraite, on observe globalement une perpétuation des pratiques antérieures.

Le travail ménager est donc d'abord conçu comme un temps morcelé, s'insérant dans des interstices où la femme n'est pas occupée à prendre soin de ses enfants ou de son mari. La journée n'est pas constituée d'une succession d'activités effectuées une par une, mais au contraire par un cumul de diverses activités qui se superposent dans le temps : on repasse alors que le plat mijote dans la cuisine, on époussette les meubles pendant que la machine à laver tourne.

Le cumul de ces activités entraîne la pose de priorités : en effet, les activités réclamant la présence de la femme auprès d'un autre membre de la famille, ou les activités ne pouvant être différées vont prendre le pas sur les autres tâches. Il est délicat de passer l'aspirateur en supervisant les devoirs d'un enfant, il est plus aisé de coudre ou de cuisiner en même temps. Il y a donc opposition entre des activités actives et des activités moins prenantes.

Le cumul d'activités, et notamment la réalisation des tâches domestiques, s'effectue également à l'extérieur du domicile : en allant chercher les enfants, on fait les courses, en rentrant du travail, on tricote dans le bus. En outre, le moment où l'homme et les enfants sont présents sont l'occasion d'une nouvelle pose de priorités : la femme va avoir tendance à valoriser les rapports familiaux plutôt que les tâches ménagères matérielles.

Dernière caractéristique du temps consacré au travail domestique : il entraîne une disponibilité permanente des femmes. Le temps libre a tendance à être consacré, d'une façon ou d'une autre, à une activité : il est rare que les femmes sortent pour se balader sans rien avoir à faire d'autre. Lorsqu'elles font du lèche-vitrine c'est pour mieux prévoir leurs achats ultérieurs, et comparer les prix. Le temps non consacré au travail domestique apparaît davantage comme un temps volé, gaspillé, que comme un temps libre ou de loisirs. Inversement, lorsque l'on interroge les femmes pour savoir si elles envisageraient des situations où elles ne réaliseraient pas de travail domestique, la première cause envisagée (et souvent la seule) est la maladie.

Il n'est pas rare que les enfants effectuent les devoirs sous la supervision de leur mère, alors que celle-ci prépare les repas : le travail domestique se structure donc aussi dans l'espace. Ici, ce sera la cuisine ou la salle à manger, le cumul d'activités entraînant la présence dans certains lieux. L'espace comme le temps du travail domestique sont donc dépendants des horaires et déplacements des membres de la famille : c'est pourquoi il est morcelé et se caractérise par le cumul d'activités. La contrainte est aussi extérieure, ainsi qu'on l'a vu précédemment, l'exécution des tâches dépendant de la présence ou de l'absence des autres membres du foyer. C'est de la dépendance du travail domestique et de la disponibilité permanente des femmes qu'il exige que découle l'idée de « double journée de travail ».

Les femmes sont donc dans une situation d'inégalité vis-à-vis des hommes, que ce soit sur le plan professionnel ou dans la répartition du travail domestique. Mais ces deux dimensions ne sont pas séparables : il faut considérer le fait que la persistance d'inégalités sur l'un des terrains influe sur l'autre.

Pour aller plus loin

À lire

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Source photo: J. Howard Miller sur wikimedia

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