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Les lobbies tentent de parler d'une seule voix

RĂ©daction Paris Par Eurechos — Samedi 5 mars 2011 | Tags :
Les lobbies tentent de parler d'une seule voix

Les représentants des semenciers européens et ceux des syndicats agricoles laissent planer le flou sur leurs attentes.

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« Le budget de la Politique agricole commune doit être maintenu », ont défendu, en chœur, les différents représentants de syndicats agricoles et des semenciers, samedi 5 mars à Paris, au cours d'un Conseil européen spécialement consacré à cette question.

« Nous avons une stratégie commune, concertée mais en même temps, limitée », expliquait Aurélie Champagne de Confédération paysanne. L’alliance entre le syndicat minoritaire français et la FNSEA paraît pourtant contre-nature. Les défis environnementaux que réclament les uns nécessiteraient une augmentation massive du budget de la PAC pour la période 2014-2020.

Une fois les courtoisies diplomatiques passées, l’entente entre lobbies a semblé se désagréger. Perçus comme des « extrêmistes en tracteurs », Aurélie Champagne et Benoît Chanal, de la Confédération paysanne, affirment: « On ne bloque pas tous des MacDo ». Harmonisation des aides directes, stabilisation du marché et soutien aux petites exploitations constituent le nerf des revendications du syndicat français.

« Ce retour au terroir » n’est pas du goût de Cindy Chemin. La représentante de l’Union des industries de la fertilisation (UNIFA) n’a pas de mots suffisamment forts : « A Confédération paysanne, ce sont des décroissants déconnectés de la réalité, on ne les aime pas ». Les semenciers se contentent de sourire face à certaines revendications. « Réclamer la diminution drastique des engrais, c’est non seulement irréaliste, avertit Mlle Chemin, mais dangereux pour la compétitivité de l’Europe. »

Quelques minutes après l’ouverture des débats, l’Unifa se flattait de bénéficier de « l’appui indéfectible de l’Allemagne ». « En soutenant les semenciers, fait valoir Cindy Chemin, les Allemands soutiennent l’Europe. » Principal pays producteur de semences, l’Allemagne n’a pas dévié d’un iota sa ligne politique traditionnelle.

Les semenciers se sont entendus avec la FNSEA. L’entente relevait de la gageure dans la mesure où les représentantes FNSEA s’étaient faites particulièrement discrètes juqu’à 9h30. « Stratégie de la chaise vide », selon certaines délégations... Mais Charlotte Norlund-Matthiessen a assuré s’activer dans les couloirs. « Nous voulons que le deuxième pillier ne prenne pas trop de place ». Le syndicat français « souhaite éviter les distorsions environnementales entre Etats et favoriser l’homogénéisation ». Lorsqu’on lui demande si cette tendance n’ira pas contre les attentes de l’opinion publique, Mlle Norlund-Matthiessen précise qu’elle souhaite éviter les particularismes tout en garantissant les singularités régionales.

Le consensus entre semenciers et agriculteurs était prémonitoire. Les dix-neuf délégations se sont en effet mises d’accord sur un point majeur : le maintien du budget de la PAC.

 

 

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