Les Européens sont-ils sportifs ?

Par Virginie Lamotte | 3 mai 2010

Pour citer cet article : Virginie Lamotte, “Les Européens sont-ils sportifs ?”, Nouvelle Europe [en ligne], Lundi 3 mai 2010, http://www.nouvelle-europe.eu/node/865, consulté le 17 septembre 2019

On sait les Européens friands de sports... dans les stades et à la télévision. Mais au-delà du soutien de son équipe ou de ses joueurs favoris, les Européens sont-ils sportifs de retour à la maison ? La Commission européenne a publié un Eurobaromètre spécial en mars 2010 sur lequel nous nous proposons de revenir.

 

 

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Ce que l'on remarque de prime abord est la différence Nord/Sud et Est/Ouest de la pratique sportive. Les pays nordiques sont ainsi fidèles à leur réputation de sportifs actifs (Suède, Finlande, Danemark et Irlande) et les pays méditerranéens à celle de l'insouciance (Grèce, Italie, Bulgarie).

Cette première appréciation doit être cependant mesurée avec les capacités des États à procurer un équipement adéquat à la pratique des activités sportives. En effet, les moyens alloués au nord et à l'ouest sont sans commune mesure avec les capacités des derniers entrants. C'est ainsi que la Bulgarie et la Roumanie sont les moins satisfaits des infrastructures proposées par leur région, et de manière générale, les douze derniers entrants (moins la Slovénie), par rapport aux anciens membres, exception faite du Royaume-Uni et de l'Italie. Néanmoins, l'investissement dans ce secteur croît à l'image des nouvelles infrastructures dont se dote par exemple la Pologne pour le prochain Euro de football ou la République tchèque pour le mondial de hockey sur glace en 2004. 

La pratique sportive peut être encadrée (dans un club ou une association) ou spontanée : des matchs ou des rencontres peuvent être improvisés dans un cadre familial, et le cyclisme, la randonnée ou la course peuvent se pratiquer de façon indépendante. Si l'on se limite à la question de « l'activité physique » (distincte de la pratique du sport organisé), on remarque que plusieurs nouveaux États membres, tels que la Lettonie, la Hongrie ou l'Estonie, qui figurent ici devant les États sportifs que sont la Suède, la Finlande ou l'Irlande, compensent ainsi ce manque d'infrastructures par les activités physiques.

Les lieux de pratique des activités sportives et physiques divergent également selon les États membres. Si les Slovènes, les Roumains, les Polonais et les nordiques préfèrent nettement les parcs, les Bulgares préfèrent quant à eux leur lieu de travail et les Lettons leur lieu d'étude. Les Grecs, les Lituaniens, les Maltais et les Hongrois combinent pour leur part activité physique avec leurs trajets quotidiens (maison/travail, maison/école, etc.)

Le but de cette étude « Sport et activités physiques » est de démontrer le rôle positif du sport en matière de santé publique. Les Européens n'en pensent d'ailleurs pas moins, puisqu'ils sont 61% à pratiquer du sport pour améliorer leur santé. Le sport est également source de bien-être et de loisirs : 41% font du sport pour maintenir leur forme, 39% pour se relaxer et 31% pour s'amuser.

 

Pour aller plus loin

Sur Nouvelle Europe

À lire

  • Commission européenne, Eurobaromètre spécial 334 « Sport et activités physiques », mars 2010

Source carte : Pascal Orcier, pour Nouvelle Europe (avril 2010) ; Novak Djokovic, par y.caradec, sur flickr

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