La Russie à la conquête des abysses

Par admin | 3 août 2007

Pour citer cet article : admin, “La Russie à la conquête des abysses”, Nouvelle Europe [en ligne], Vendredi 3 août 2007, http://www.nouvelle-europe.eu/node/242, consulté le 05 juillet 2022
redim_deep8article La géologie comme arme de conquête. Les historiens de la Russie estime que l'Empire des Tsars a gagné 50km2 par jour du XVIe au XXe siècle.
La fin de la Guerre Froide et la chute de l'URSS a été un recul comme même la Première Guerre mondiale n'en avait pas fait connaître au Kremlin. Mais, depuis, une nouvelle arme s'est ajoutée à l'arsenal des dirigeants russes : la géologie. Ou comment continuer à grandir quand les horizons terrestres et spatiaux ne suffisent plus. 
redim_deep8article La géologie comme arme de conquête. Les historiens de la Russie estime que l'Empire des Tsars a gagné 50km2 par jour du XVIe au XXe siècle.
La fin de la Guerre Froide est la chute de l'URSS a été un recul comme même la Première Guerre mondiale n'en avait pas fait connaître au Kremlin. Mais, depuis, une nouvelle arme s'est ajoutée à l'arsenal des dirigeants russes: la géologie. Ou comment continuer à grandir quand les horizons terrestres et spatiaux ne suffisent plus. 
 
A la conquête des abysses
 
C'est plus d'1,2 millions de km2 que la Russie pourrait revendiquer au terme d'une expédition sous-marine destinées à prouver qu'une bonne partie de l'Arctique fait partie du plateau continental russe.
 
Ces zones qui ne font pas aujourd'hui partie de la ZEE (Zone Economique Exclusive) russe pourraient receler plus de 10 milliards de tonnes de carburants fossiles, selon Institut académique russe d'océanologie qui mène l'expédition d'exploration.
 
Cette mission du bateau Akademik Fedorov est primordiale pour mesurer l'étendue exacte que la Russie pourrait réclamer. Les premières analyses laissent prévoir que Moscou peut déjà revendiquer une extension de sa ZEE, la question est aujourd'hui de savoir jusqu'où. 
 
Profiter du réchauffement climatique et du droit international 
 
Depuis 1982, la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer régit le statut des mers et les droits de chaque Etat sur les mers dont il est riverain. La convention fixe à 200 miles nautiques (environ 360 km) la ZEE de chaque Etat le long de son littoral. Pour revendiquer plus que 200 miles, un Etat doit prouver que les fonds marins sont le prolongement de son plateau continental.
 
Or, depuis 2001, la Russie revendique une partie de l'Arctique, s'appuyant sur cette convention. Les Etats riverains sont bien sûr méfiants et Moscou a donc décidé de procéder à une expédition scientifique. Pourtant, certains doutent que l'Arctique puisse légitimement être sujette à cette convention compte tenu de sa valeur universelle.
 
Il faut comprendre que le réchauffement climatique permet d'accéder à des zones auparavant interdites de fouilles par l'épaisseur de la glace. C'est ce même réchauffement climatique qui laisse penser aux Russes que la réouverture de la route du Nord (une route maritime longeant les côtes russes et norvégiennes) serait possible, permettant de contourner la mer Baltique.
 
La course à la mer
 
Suivant de près ces évolutions, Wahsington a décidé de ratifier au plus vite la convention de 1982, ce qu'elle s'était refusée à faire jusqu'à aujourd'hui.
 
Les Etats-Unis, la Russie, le Canada, l'Islande, la Norvège, la Suède, la Finlande et le Danemark, qui contrôle le Groenland, pourraient se lancer dans les années qui viennent dans une véritable course à la mer dont les conséquences écologiques restent méconnues.
 
 
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"La Russie plante son drapeau au fond de l'océan Arctique" dans Le Figaro