La « renationalisation » du premier pilier et la question rurale

Par Eurechos | 4 mars 2011

Pour citer cet article : Eurechos, “La « renationalisation » du premier pilier et la question rurale”, Nouvelle Europe [en ligne], Vendredi 4 mars 2011, http://www.nouvelle-europe.eu/node/1055, consulté le 06 décembre 2022

La délégation danoise plaide pour que les aides versées aux paysans soient désormais assumées à la fois par l'Europe et les Etats, et non plus seulement par l'UE.

Sans aucun doute, un accord se fera lors des dernières minutes après d'âpres négociations. Les réformes à venir sur la Politique agricole commune doivent être défendues par tout un chacun afin de tirer le meilleur « de et pour » notre Europe. Les tractations des différentes délégations doivent pour ce fait être constructives pour l'harmonie et surtout pour maintenir notre position de leader dans une mondialisation de plus en plus concurrentielle.

La position du Danemark regroupe celle de nombreux autres pays, suite aux derniers bilans de santé de la PAC, cette dernière à besoin d'une réforme profonde, une renationalisation s'impose.

Des réformes budgétaires

Différents pays, qui ne jouissent pas directement des aides agricoles, souhaitent abolir le principe de solidarité financière et demandent donc une "renationalisation" partielle du financement de la PAC.

Avec une PAC non réformée, les pays traditionnellement bénéficiaires comme la France ou l'Espagne risquent de devenir lors des prochaines années des pays de plus en plus contributeurs si une « renationalisation » de ce premier pilier, qui prend en compte le financement direct des agriculteurs, n'est pas tenue.

L'augmentation d'une responsabilité nationale par rapport au premier pilier de la PAC doit avoir lieu afin de financer directement les aides à leurs agriculteurs. L'agriculture de chaque Etats à besoin d'être financée par la PAC bien entendu, mais en premier lieu, à l'endroit même où le paysan exploite ses terres. Ce co-financement entre l'Etat et l'Union pourrait être un moyen de libérer de l'argent pour financer d'autres priorités comme l'emploi ou la recherche.

Une nette diminution des dépenses du premier pilier est nécessaire afin de pouvoir financer des améliorations pour le développement rural.

L'écologie et le développement rural

L'Europe, dans les années à venir doit se soucier d'avantage du climat et de l'environnement, y compris au sein de la PAC. Si dans les années à venir cet aspect n'est pas pris en compte, la nature pourrait nous faire payer,  certainement plus cher que les aides de la PAC, les mauvais compromis que nous aurons mis sur la table. Un changement climatique ou une hausse du niveau de la mer pourrait être fatals pour nos agricultures.

L'agriculture à besoin d'être respectueuse de l'environnement mais aussi de faire des produits de qualité et bien sur de s'occuper de son espace rural afin qu'il soit occupé et aménagé de façon équilibré et harmonieuse. Il faut donc améliorer la compétitivité des secteurs agricoles, l’environnement, la qualité de vie en milieu.