Katyn : vers une réconciliation historique ?

Par Zbigniew Truchlewski | 28 juin 2010

Pour citer cet article : Zbigniew Truchlewski, “Katyn : vers une réconciliation historique ?”, Nouvelle Europe [en ligne], Lundi 28 juin 2010, http://www.nouvelle-europe.eu/node/895, consulté le 13 août 2022

Poutine à Katyń en avril 2010 : pourquoi ce retournement du pouvoir russe qui a longtemps refusé de reconnaître Katyń ? Est-ce un pas vers une réconciliation polono-russe durable ? Quelles sont les implications pour l'Europe en général ?

C'est quoi « Katyń » ?

Les inexactitudes de l'histoire de Katyń peuvent servir de fil conducteur à la réflexion : on a beaucoup parlé des 22 000 soldats massacrés à Katyń. Détail étrange : seulement 4421 soldats polonais reposent à Katyń. Ce glissement s'explique d'abord parce que Katyń a été le premier charnier polonais à avoir été découvert en 1943 et le seul connu jusqu'en 1990. Ensuite, Katyń sert de lieu de mémoire pour une histoire que les Polonais appellent « le Golgotha » ou « calvaire » de l'Est.

Les soldats polonais ont été principalement rassemblés dans trois camps (Kozielsk, Ostashkov et Starobielsk), puis exécutés à Katyń (4421 prisonniers), Kalinine (6311) et Kharkiv (3820). Avec Kuropaty (Belarus), Bykovnia et Cherson (Ukraine), on s'aperçoit que ces charniers, répartis un peu partout dans l'ouest de l'URSS, posent au moins deux questions. D'abord, celle du nombre des victimes polonaises. On ne sait pas tout des soldats exécutés et de leurs familles déportées au goulag. Les historiens polonais réclament encore la « liste belarusse » des Polonais exécutés sans doute à Kuropaty. 

Kuropaty mène à la deuxième question : celle des victimes soviétiques du régime stalinien. Forêt au nord de la capitale belarusse, Kuropaty est un lieu de mémoire où reposent de nombreuses victimes des purges staliniennes entre 1937 et 1941. Tout cela s'inscrit dans une histoire beaucoup plus complexe et oubliée des narrations traditionnelles de la Seconde Guerre mondiale.

Une histoire oubliée

Cet oubli de l'histoire est-européenne est apparu avec Katyń de Wajda. La critique du Monde a « dénoncé » deux « étranges confusions » de Wajda : le « renvoi dos à dos des Nazis et des Soviétiques comme prédateurs du territoire national » ce qui est « une bombe anti-soviétique » et « l'étrange confusion entre Katyń et le génocide des Juifs ».

Voilà qui fait réfléchir. Ce point de vue peut s'expliquer par l'oubli du pacte Ribbentrop-Molotov, l'invasion de la Pologne en septembre 1939 par les Nazis et les Soviétiques et leur coopération jusqu'en juin 1941. Le pendant nazi de Katyń, Kharkiv et Kalinine sont les opérations Tannenberg et l'AB-Aktion à Palmiry et Wawer. Quant à Auschwitz, les Polonais aussi y ont été envoyés (en tant que Juifs ou catholiques) ainsi que les Tsiganes et beaucoup d'autres. La critique du Monde est révélatrice de la « mémoire » occidentale de la Seconde Guerre mondiale : à l'Est, l'évènement fondamental de la guerre aurait été uniquement l'Holocauste à Auschwitz.

Or, la recherche en histoire montre qu'il s'agit là d'une réduction. Le professeur Snyder de Yale montre que la "Shoah par balles" a été beaucoup plus meurtrière sur les territoires baltes, polonais, ukrainien et belarusse et que ces territoires ont connu le plus de victimes pendant la guerre à cause des répressions nazies et soviétiques. Le pourcentage de victimes par rapport à la population totale a été le plus important au Belarus (25%), puis en Ukraine et en Pologne. Cela oblige à penser « la réalité de l'Europe de l'Est » sous un nouvel angle : celle d'une guerre d'extermination des peuples se trouvant entre les deux totalitarismes. Cela explique aussi la mémoire des États Baltes qui voient en l'URSS plus un « double » envahisseur (1940 et 1945) qu'un « libérateur ».

Du coup, si on pense de manière géographique et non plus nationale, on s'aperçoit de l'oubli de tout un aspect de la narration de la Seconde Guerre mondiale. Jusqu'ici, l'accent était mis sur l'Holocauste ou la vision soviétique de la Grande Guerre patriotique, pas sur ce qui se passait entre ces deux « pôles ».

Or, c'est là un des enjeux que pose Katyń. Les Polonais ne mettent en avant que leur propre martyr. C'est juste, mais insuffisant pour penser Katyń dans son vrai contexte, celui d'une extermination des peuples de l'Europe de l'Est. Si l'Allemagne a fait son devoir de mémoire, l'URSS puis la Russie y ont coupé court, tout comme les États baltes du moins jusqu'à une période récente. On mesure ainsi tout le problème que pose Katyń à la Russie et à l'Europe de l'Ouest : celui de la reconnaissance du passé totalitaire et criminel de l'URSS à coté de celui des Nazis, de la compréhension de l'institutionnalisation de la violence (que l'historien G.L. Mosse appelle brutalisation) et du délitement des pactes sociétaux de cohabitation en Europe entre 1914 et 1991 et en Europe de l'Est entre 1928 et 1953 en particulier (avec les violences ethniques polono-ukrainiennes en Galicie et Volhynie par exemple ou les pogroms de Juifs par les Polonais à Jedwabne ou à Kielce), et la recherche d'autarcie économique des totalitarismes fondée sur les terres de l'Est.

L'inverse de ce phénomène, c'est l'Union européenne : désinstitutionnalisation de la violence, institutionnalisation de la politique du compromis, interdépendance économique, recomposition des pactes nationaux sur la base du libéralisme politique. On voit donc qu'une mémoire fondée non pas sur les groupes ethniques mais sur des problèmes beaucoup plus larges permet à la fois de rejoindre la narration de réconciliation européenne et de penser la « réalité historique » de l'Europe de l'Est dans toute sa complexité.

Cela a deux implications pour la Russie. D'abord remettre en cause un des éléments de la légitimité du régime russe actuel, héritier de l'URSS : la Grande Guerre patriotique sous l'égide de Staline. Ensuite, reconnaître tous les autres crimes de Staline, tant en Ukraine (par exemple le Holodomor dont on estime à trois millions le nombre de victimes), au Belarus (Kuropaty), au Kazakhstan, en Tchétchénie, qu'en Russie. Qui sait combien il y a de Katyń inconnus sur ces territoires ? Pour ne citer que quelques noms : Chelyanbinsk dans l'Oural, ou Vynnitsia, Bykivnia, Dem'ianiv Laz dont les principales victimes sont des Ukrainiens. 

Katyń dans les relations internationales

On comprend alors la réticence du pouvoir russe à reconnaître, jusqu'à récemment, le massacre de Katyń mais aussi l'incompréhension d'une partie de l'Europe de l'Ouest devant ce massacre. C'est que « Katyń » a toujours été un enjeu géopolitique.

En avril 1943, les Nazis ont révélé le charnier de Katyń alors qu'ils étaient eux-mêmes coupables des pires atrocités. Pourquoi ? D'abord parce que, au moment de l'Insurrection du ghetto juif de Varsovie, cela détournait l'attention. Ensuite, parce qu'à la suite de Stalingrad, ils étaient en position de faiblesse. Il fallait convaincre la population sous occupation que la menace soviétique était plus grande. Enfin, cela servait à diviser les Alliés.

Car, depuis 1941, l'URSS est dans le camp des Alliés aux côtés de ... la Pologne, qu'elle avait envahie deux ans plus tôt. Jusqu'en 1943, la collaboration entre les gouvernements polonais et soviétique se passe tant bien que mal : deux armées polonaises sont créés avec les soldats polonais des prisons du NKVD et du Goulag.

À la nouvelle de Katyń, le gouvernement polonais demande des explications. Les Soviétiques rétorquent que c'est de la propagande nazie. Deux commissions d'enquête sont mises sur pied, une allemande et une internationale avec la Croix rouge. Elles désignent toutes deux l'URSS. Celle-ci rompt ses relations diplomatiques avec la Pologne, qui se bat pourtant aux côtés des Alliés. À partir de là, quand la Pologne passera sous le joug communiste, Katyń sera toujours un tabou, ou, au mieux, un crime « fasciste ».

Quant à l'URSS, elle joue sur les « lieux » de mémoire selon certains historiens : en 1969, un mémorial est dédié aux victimes de ... Khatyn, un des 9200 villages belarusses rasés par les Nazis. Paradoxalement, si ce mémorial occulte Katyń, il met en avant la « réalité » historique de l'Europe de l'Est qui aura été décimée par les deux totalitarismes entre 1939 et 1945.

Pour les Britanniques et les Américains, reconnaître Katyń pose un problème à leur alliance avec Staline, dont ils ont d'autant plus besoin qu'ils peinent à percer sur le front occidental. Et devant leur opinion publique, cela serait revenu à avouer que l'on s'alliait à une puissance qui n'avait rien à envier aux atrocités nazies. Le crime de Katyń est donc passé sous silence dans le monde occidental après la Deuxième Guerre mondiale, au moment où l'on fige la narration historique de celle-ci, à savoir la victoire des « démocraties » sur le nazisme.

On pourrait penser que pendant la Guerre froide, l'Occident aurait eu tout intérêt à dévoiler Katyń pour discréditer l'URSS. Cela n'arriva pas, les Britanniques affirmant qu'il n'y avait pas assez de preuves (en dépit d'une commission du Congrès américain ayant établit les faits).

Les relations polono-russes et Katyń

Bénéficiant de l'hésitation de l'Ouest à condamner les crimes soviétiques, le Kremlin a longtemps refusé d'admettre l'évidence. Pendant une courte période cependant, durant la perestroïka et l'effondrement soviétique, le différend a failli être résolu. En 1990, Gorbatchev transmet des documents du NKVD à Jaruzelski. Eltsine le suivra en 1992, allant jusqu'à déposer une gerbe sur le cimetière de Powązki. Geste incroyable, mais sans suite.  

Toutefois, des acteurs de la société civile russe et des historiens, dont les plus connus sont les membres de l'Association Memorial, commencent à enquêter et à publier des articles sur Katyn dès 1987 (Aleksiej Pamiatnych, Natalia Liebiedewa, Genadi Zavoronkov, Nikita Okhotina, Nikita Petrova, Arseni Roginski et beaucoup d'autres).

Alors que les sites de Katyń, Kharkiv et Miednoe étaient aménagés en cimetière au début des années 2000, en 2004 le Procureur de la Fédération de Russie a clos l'enquête sur Katyń ouverte en 1990. Le crime n'a pas été reconnu comme un génocide, 116 des 183 volumes des actes ont été classifiés, Moscou refusant de réhabiliter les victimes de Katyń parce qu'elles n'avaient pas été condamnées par une court de justice (!).

Cette rupture dans le processus de réconciliation sur Katyń vient du lien problématique entre mémoire, histoire et politique concernant le début, le déroulement et la fin de la Deuxième Guerre mondiale. À cela se greffent des considérations géopolitiques, d'où les tensions entre la Pologne et la Russie depuis 1990 : tandis que la première insiste sur « l'occupation » de l'Europe centrale et orientale par la seconde, celle-ci critique celle-là parce qu'elle refuse de voir le rôle positif joué par l'Armée rouge dans la libération de cette même région du joug nazi. Même chose pour Yalta : alors que la Pologne y voit une division éhontée de sphères d'influence, la Russie considère cette conférence des Alliés comme indispensable à la reconstruction d'une Pologne « indépendante et démocratique ». 

 

 

Le revirement de 2007 : réconciliation politique ou politique des intérêts ?

Le revirement opéré depuis septembre 2007 n'était donc pas évident. Poutine a condamné le pacte Ribbentrop-Molotov lors de sa venue en Pologne en septembre 2009, puis voulut se rendre au mémorial de Katyń en avril 2010 après des années de controverses sur ces sujets. Medvedev a entre temps reconnu le caractère criminel du régime stalinien. Comment expliquer ce changement de cap radical ?

Il a été facilité par le changement de gouvernement en Pologne en 2007 et accéléré par la catastrophe de Smolensk d'avril 2010. Mais les bonnes intentions n'expliquent pas tout. Il y a eu aussi, semble-t-il, une convergence tacite des intérêts polono-russes : la Pologne arrête de bloquer l'accès de la Russie au marché unique de l'UE et la Russie s'engage à fournir de manière stable l'énergie dont la Pologne a besoin. Ce n'est pas un hasard si le gouvernement polonais a signé un contrat avec Gazprom dans la première moitié de 2010. Sur le long terme, on peut aussi tenter d'expliquer le changement de la position russe par la géopolitique : la profondeur de la crise économique, l'affaiblissement de la position américaine et l'essor de la puissance chinoise ont pu convaincre les dirigeants russes de se tourner vers l'Europe.

Ces explications ne sont pas satisfaisantes pourtant, car elles n'analysent pas le nouveau discours historique russe. La déstalinisation de la rhétorique historique (critique des politiques de répression et du « management » de la Seconde Guerre mondiale par Staline), le fait de nuancer l'héritage soviétique (séparation de la Grande Guerre patriotique et de la nature criminelle du système) et l'abandon de la tactique de confrontation avec les voisins de la Russie par le biais du discours historique (réconciliation avec les Polonais) : tous ces éléments laissent à penser qu'il s'agit là d'une nouvelle politique historique. L'initiative en revient en effet aux politiques et non aux historiens russes.

Quel serait le but de cette nouvelle politique historique ? On pourrait poser l'hypothèse de la construction d'une nouvelle image de la Russie comme partenaire fiable et acteur constructif de la scène internationale. Comme après la Deuxième Guerre mondiale, la Russie voudrait montrer qu'elle contribue à la stabilité du continent européen. Il faudrait alors lier ce nouveau discours historique à la volonté russe de réformer l'OSCE, d'établir un nouveau pacte de sécurité européen et la signature du Traité START II avec les États-Unis.

Cette politique faciliterait la réalisation des intérêts russes : assurer une base à la flotte russe à Sébastopol de manière quasi-simultanée à la commémoration de Katyń et les succès de Gazprom en Ukraine et en Pologne peuvent suggérer que la Russie voudrait utiliser le discours de la réconciliation historique pour réaliser ses objectifs de manière plus légitime afin de les rendre acceptables aux Européens qui désirent une coopération plus étroite avec la Russie. D'où le défilé des soldats de l'OTAN sur la place Rouge le 9 mai 2010 et le lien avec l'interdiction des portraits de Staline.

Il y a une deuxième hypothèse possible cependant. Il s'agirait pour les Russes de résoudre les conflits mémoriels qui les opposent à la Pologne afin de se rapprocher de l'Europe - et des États-Unis - pour moderniser la Russie par un partenariat économique et industriel approfondi. La montée en puissance de la Chine sur ses franges orientales et surtout l'échec de son modèle économique obligent la Russie à changer sa stratégie de développement. D'où la visite de Medvedev dans la « Silicon Valley » et la volonté de l'élite russe d'attirer les capitaux étrangers pour favoriser l'essor d'une base industrielle de haute qualité en Russie.

Retour à l'Europe

Il reste beaucoup à faire cependant pour que les relations polono-russes se normalisent. Il faudrait déclassifier les actes de l'enquête judiciaire annulée en 2004, changer la classification juridique de Katyń, réhabiliter les victimes polonaises des massacres staliniens et retrouver la liste belarusse de Katyń. Les archives mises en ligne par la Fédération de Russie sont un premier pas en avant, mais il vise moins les Polonais qui possèdent déjà des copies de ces archives depuis 1990 que les Russes peu informés sur le sujet et le Parti communiste qui refusait d'admettre que Katyń est un crime soviétique.

En dernière analyse, il faudrait une réconciliation de la mémoire et l'histoire russes pour que toute réconciliation avec la Pologne et les autres pays post-soviétiques soit faisable. C'est ce qui faisait écrire à Anne Applebaum que « si les Russes avaient connu leur histoire et la déportation des Tchétchènes, il n'auraient pas pu envahir par deux fois la Tchétchénie dans les années 1990 ».

Ce ne sera possible que si on incorpore cette « réalité historique » dans la narration de l'histoire européenne qui tend à « oublier » la « réalité historique » de l'Europe de l'Est. Au fond, une authentique réconciliation polono-russe serait une réconciliation de l'Europe avec ses histoires qui devraient être pensées dans toute leur complexité, au-delà des couples binaires est/ouest, alliés/Nazis, Nazis/Soviets et ce sans tomber dans le piège de l'homogénéité historique ou dans celui de la concurrence des victimes. Le fait que les choses bougent depuis 2007 et la mise en place d'un groupe polono-russe pour les questions difficiles co-présidé par A. Rotfeld et A. Torkunov et le rôle important de l'association Memorial montrent qu'une réconciliation polono-russe est possible mais pas forcément désirable pour ceux qui en Russie préfère que la Russie reste à l'écart de l'Europe.

Finalement, il ne faut pas oublier que la volonté de réconciliation et de vérité historique peuvent être aussi un instrument politique apte à réaliser des objectifs qui auraient été contestés si le discours historique russe était resté soviétique. Cela suggère que dans toute politique de réconciliation il y a plusieurs niveaux de lecture dont on aurait peut-être tort de faire l'économie. Faut-il séparer l'intérêt géopolitique du discours sur la mémoire et l'histoire ou plutôt les analyser l'un à l'aune de l'autre ?

 

Nous remercions chaleureusement le Professeur Georges Mink pour sa relecture attentive et ses précieux conseils.

 

 

Pour aller plus loin 

Sur Nouvelle Europe 

À lire 

  • Applebaum, A. (2005), «Epilogue: Mémoire», in Goulag: une histoire, Grasset, pp. 613-627
  • Bell, P.C. (1990), «The Katyń Graves Revealed», in John Bull and the Bear: British Public Opinion, Foreign Policy and the USSR 1941-45, London
  • Douin, J.L. (2009), «"Katyń", film poignant et douloureux pour Wajda», Le Monde, 1er Avril
  • Garret, C.S. and S.A. (1987), «Death and Politics: the Katyń Forest Massacre and American Foreign Policy», East European Quaterly, 20(4): 429-446
  • Garros, V. (1992), «Dans l'Ex-URSS: de la difficulté d'écrire l'histoire», Annales. ESC, n° 4-5:989-1002
  • Goujon, A. (2008), "Kurapaty (1937-1941): NKVD Mass Killings in Soviet Belarus", Online Encyclopedia of Mass Violence, March
  • Judt, T. (2005), «From the House of the Dead: An Essay on Modern European Memory», in Postwar: A History of Europe since 1945, Penguin Press, pp. 803-31, p. 824
  • Koposov, N. (2010), «Le débat russe sur les lois mémorielles», in Le Débat, janvier-février
  • Lefranc, S. (dir.) (2006), Après le conflit, la réconciliation?, Michel Houdiard Editeur
  • Marples, D.R. (1994), «Kuropaty: The Investigation of a Stalinist Historical Controversy», , Slavic Review 53:2
  • Mink, G. (2010), «Rapprochement polono-russe», Libération, 6 Avril
  • Mink, G. (2010), Expertise pour la conférence sur la réconciliation polono-russe (IFRI, institut Polonais, ISP-CNRS, Libération), 23-24 septembre
  • Moïsi, D. (2010), «Katyn change la Russie», Les Echos, 19 Avril
  • Mosse, G. L. (2000), La Brutalisation des sociétés européennes. De la Grande Guerre au totalitarisme, Hachette littérature
  • Orlov, A. et Orlowski, T. (2010), « La réconciliation entre Pologne et Russie est un gage de paix pour l'Europe », Le Monde, 30 Juin.
  • Ośrodek Karta (2010), Rosja a Katyń, Varsovie
  • Rogoża, J. et Kaczmarski, M. (2010), «Ewolucja rosyjskiej polityki historycznej», Ośrodek Studiów Wschodnich, 12 mai
  • Sielski, M. (2007), «Tâches, espoirs et difficultés de l'historiographie russe» in Histoire et Liberté, n°30, Paris
  • Snyder, T. (2009), «The Historical Reality of Eastern Europe», in East European Politics and Societies, 23(1): 7-12
  • Snyder, T. (2009), «Holocaust: the Ignored Reality», in New York Review of Books, 56(12): July 16
  • Viatteau, A. (1999), Staline assassine la Pologne, Seuil, Paris: chapitre IV, pp. 53-86
  • Yakovlev, A. (2005), «Do przyjaciół Polaków» (Aux amis polonais), propos recueillis par Mariusz Sielski, Europa, n° 45

À voir 

À écouter 

 

Annexe : chronologie des relations polono-russes 2009-2010

  • 1 septembre 2009 : Poutine condamne le pacte Ribbentrop-Molotov et l'invasion de la Pologne en 1939
  • 24 septembre 2008 : Medvedev à Magadan, dépose une gerbe de fleur en mémoire des victimes des répressions politiques
  • 30 octobre 2009 : Journée russe de la commémoration des victimes des répressions politiques
  • 7 avril 2010 : Poutine condamne les répressions staliniennes à Katyń lors commémoration des 70 ans de la tragédie avec le Premier ministre polonais Tusk
  • 10 avril 2010 : crash de Smolensk : le Président polonais meurt alors qu'il se rendait à Katyń
  • 18 avril 2010 : à l'enterrement de feu le Président Kaczyński à Cracovie, Medvedev condamne le stalinisme
  • 28 avril 2010 : publication d'archives concernant Katyn (déjà connues) sur Internet
  • 7 mai 2010 : interview de Medvedev dans Izvestia condamnant le stalinisme
  • 9 mai 2010 : parade de la Victoire de la Grande Guerre patriotique à Moscou sans les habituels portraits de Staline. Des soldats de l'OTAN - dont des Polonais - défilent sur la Place Rouge.

 

Source photo : Red Army Massacre - Jankowski thru Juraszxzyk, par Stuck in Customs sur Flickr