Guillaume Sylvestre, le nouveau visage du Conseil

Par Eurechos | 16 février 2010

Pour citer cet article : Eurechos, “Guillaume Sylvestre, le nouveau visage du Conseil”, Nouvelle Europe [en ligne], Mardi 16 février 2010, http://www.nouvelle-europe.eu/node/806, consulté le 05 juillet 2022

Au début de la journée, samedi, personne n’aurait misé sur lui. Cela n’a pas empêché Guillaume Sylvestre de se présenter en tant que candidat à la présidence du Conseil européen, et d’aller jusqu’au bout.

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Au début de la journée, samedi, personne n’aurait misé sur lui. Cela n’a pas empêché Guillaume Sylvestre de se présenter en tant que candidat à la présidence du Conseil européen, et d’aller jusqu’au bout.

Pas tout seul bien sûr : « C’est d’abord le résultat des efforts de toute une délégation », rappelle le tout nouveau président du Conseil européen. Guillaume Sylvestre, semble, à titre personnel, posséder les qualités nécessaires à un bon président : il se dit à l’écoute, perspicace, et ne craint pas le travail en équipe, au contraire. Pour preuve, cet économiste - il est diplômé d’un master d’intelligence économique - est impliqué dans des projets qui l’ont habitué à négocier, discuter. Il est, entre autres, administrateur de la mutuelle des étudiants, et également en charge de projets européens à l’UNEF (Union nationale des étudiants de France).

Le nouveau Président, en plus du français, maîtrise l’allemand et l’anglais, signe de son ouverture. Une ouverture qui sera déterminante s’il veut remplir sa mission de rassembleur. Dans un premier temps, Guillaume Sylvestre compte rencontrer toutes les délégations pour prendre la température sur les dossiers qui seront au cœur des négociations du 6 mars, comme les questions énergétiques : « Je vais contacter rapidement toutes les délégations, et pas seulement celles qui m’ont soutenues pour l’élection », annonce-t-il. Le Président a toutefois l’intention de rencontrer en priorité les délégations allemande et luxembourgeoise, les dernières en lice pour l’élection, afin de s’appuyer sur le consensus qu’ils ont établi ensemble.

Du fait de la position de la Slovaquie, qui n’est traversée par aucun gazoduc, Guillaume Sylvestre, est assez serein sur les négociations à venir : « Nous sommes en bonne position pour jouer le rôle d’arbitres ». S’il reconnaît que la non-présence de gazoducs sur son territoire pourrait être considérée comme un désavantage, Guillaume Sylvestre préfère voir cela comme une opportunité : « C’est une chance à saisir pour pouvoir mener de véritable projets de développements sur le nucléaire et les énergies renouvelables ». Le Président fraîchement nommé n’a pas souhaité clairement prendre partie pour Southstream ou Nabucco, d’autant plus qu’un autre projet d’approvisionnement, en provenance de l’Afrique, est largement soutenue par l’ alliance méditerranéenne (Espagne, Italie, Grèce) : « Le point capital, c’est de n’oublier personne », précise le nouveau président. Les négociations du 6 mars nous montreront s'il respecte cette ligne.

Ecoutez le programme du candidat slovaque pendant la première conférence de presse samedi midi

Réaction à chaud du Président fraîchement nommé