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Cartographie : les Balkans occidentaux et l'Europe |
Écrit par Philippe Perchoc
| 01-01-2008
Tous
les pays des Balkans occidentaux ont une vocation européenne, selon les
termes employés à Bruxelles. Pourtant, la situation sur le terrain est
contrastée : la Slovénie est déjà membre de l'UE, d'autres attendent
encore de signer un accord d'association.
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Comme le montre cette carte, les pays des Balkans occidentaux ont tissé des liens de plusieurs types avec l'Union européenne :
> La Slovénie est devenue membre de l'UE dès 2004. Elle s'est d'ailleurs dès le début déclarée en faveur de l'intégration la plus poussée : rejoignant en 2007 la zone euro - alors que certains pays membres depuis 1973 comme le Danemark ne l'ont toujours pas adopté - et l'espace Schengen fin 2007. La Slovénie est, par ailleurs, le premier des nouveaux Etats membres de 2004 à exercer la présidence semestrielle de l'Union européenne. Elle a fait du développement des relations de cette dernière avec les Balkans occidentaux l'une des priorités de son semestre.
> La Croatie et la Macédoine ont un statut de candidats à l'adhésion.
La Croatie a débuté ses négociations d'adhésion avec Bruxelles en 2005, sa coopération avec le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie - TPIY - ayant été jugée suffisante.
De son côté, la Macédoine n'a pas encore débuté les négociations d'adhésion mais le Parlement européen discute depuis 6 mois d'une possible date.
> Le Monténégro et l'Albanie ont signé un Accord de Stabilisation et d'Association (ASA). Cet accord est un préalable à l'attribution du statut de candidat. Il est à noter sur l'Albanie, si elle fait moins parler d'elle que sa voisine la Serbie, est plus avancée que cette dernière sur la voie de l'adhésion. Quant au Monténégro, indépendant depuis 2006, il a profité de sa séparation d'avec la Serbie pour signer l'ASA qui était refusé à cette dernière.
> La Serbie et la Bosnie-Herzégovine ont entamé les négociations menant à la signature d'un ASA depuis 2005. Elles n'avancent que lentement pour des raisons différentes : pour la Serbie, c'est son manque de coopération avec le TPIY qui bloque les négociations. Quant à la Bosnie-Herzégovine, c'est l'instabilité chronique du pays et les questionnements autour de sa viabilité qui posent problème.
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| Pour aller plus loin : |
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Sur Nouvelle Europe |
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La politique d’élargissement : une des priorités slovènes |
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Pourquoi les Russes refusent l'indépendance du Kosovo |
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Où va la Bosnie douze ans après Dayton ? |
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La Croatie, de la désintégration yougoslave à l’intégration européenne |
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Bosnie-Herzégovine : un Etat théorique ? |
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Balkans occidentaux et Union européenne : les (nombreuses) étapes d’un lien particulier |
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A lire |
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DERENS, Jean-Arnault & GESLIN, Laurent, Comprendre les Balkans, non lieu, 2007
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RUPNIK, Jacques, Les banlieues de l'Europe, Les politiques de voisinage de l'Union européenne, Presses de Sciences Po, 2007 |
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