Presque 90 ans après la fin de l’Empire ottoman, la Turquie est aujourd’hui un acteur régional de premier plan dont l’influence est croissante sur la scène internationale. Alors que les Balkans se rapprochent d’un destin européen au sein de l’Union, la Turquie a-t-elle véritablement tiré un trait sur ses anciennes provinces ? L’AKP, parti au pouvoir en Turquie, s’est vu accusé de « néo-ottomanisme », doctrine politique visant au renforcement de l'influence turque dans les régions anciennement sous domination ottomane. Doit-on y voir le rayonnement régional turc ou une véritable nostalgie ottomane ?
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Un parti d’extrême droite, sécessionniste, fédéraliste : les étiquettes politiques proposées pour comprendre l’essor et l’identité de la Ligue du Nord italienne sont nombreuses. Si la présence d’un discours populiste se confirme, la réflexion sur la nature du parti partage les chercheurs.
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« Le monde ne s’arrête pas à l’UE ». Le président Abdullah Gül exprime ainsi de façon brève mais pertinente la nouvelle philosophie de la diplomatie turque. L’obsession de l’adhésion au projet européen est terminée. Le temps de la politique étrangère tournée vers l’Occident s’achève. La Turquie, qui a de plus en plus confiance en elle, se tourne depuis une dizaine d’années vers les nouvelles puissances émergentes. Avec un intérêt particulier pour l’Afrique subsaharienne.
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Alors que la présidence chypriote de l’Union européenne approche, la question de la relation conflictuelle entre d’un côté Chypre et la Grèce et de l’autre la Turquie et la partie Nord de Chypre, refait surface. Pourquoi et comment Chypre, un État de 1,1 million d’habitants empoisonne à la fois les relations UE-OTAN et le processus d’adhésion de la Turquie ?
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La crise économique en Grèce et ses conséquences sur l'économie européenne ont suscité dernièrement un surcroît d'attention. Le nouveau plan de sauvetage de la Grèce, adopté le 21 juillet lors du Conseil européen de Bruxelles suppose avec optimisme que le pays peut surmonter ses difficultés. Néanmoins, est-il sûr que les pays européens sont à l'abri d'un effet domino ? Chypre, dont les relations culturelles et économiques avec la Grèce sont très étroites, illustre le contraire.
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Depuis presque quarante ans, la question chypriote demeure une impasse méditerranéenne et européenne. La complexité de ce problème pourrait surprendre au premier regard. Car les parties concernées semblent avoir des aspirations et des projets communs : Chypre et la Grèce sont déjà pays membres de l’Union Européenne et la Turquie a vocation à le devenir dans l’avenir ; tous les trois font partie de l’OTAN et de l’ONU.
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Que se passe-t-il autour de la Mare Nostrum ? Grèce au bord du gouffre financier, Espagne au point mort, Albanie sous tension, Maghreb et Mashrek théâtres de révoltes plus ou moins sanglantes... La liste est longue et relègue pour une fois le conflit israélo-arabe au second plan. Dans tous les cas, la jeunesse joue un rôle déterminant dans les événements en cours. Mais peut-on parler d'une jeunesse euroméditerranéenne ?
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La richesse et la diversité humaines de la Méditerranée, berceau de civilisations, ont pris racine dans un espace naturel privilégié. Or cet environnement, qui structure de manière déterminante le développement socio-économique des pays riverains, en subit aussi de plein fouet les contrecoups. Face à l’extrême vulnérabilité de cette mer, qui est aussi espace de vie, des réponses concrètes peuvent-elles être envisagées à l’échelle régionale ?
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Zone de jonction entre Atlantique et Méditerranée, à la fois pointe septentrionale de l’Afrique et voisine immédiate de l’Europe, Tanger est à présent un espace de pari politique : pari marocain sur la région, pari français et européen sur l’euro-Méditerranée. Il y a quelques années encore, la ville était marginalisée. Elle est aujourd’hui promise à un avenir de port méditerranéen clef, un paradoxe pour une ville donnant en réalité sur l’océan atlantique.
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En 2003, Romano Prodi déclarait que les pays du sud de la Méditerranée pourraient partager avec l'Union européenne « tout, sauf les institutions » : c’est aujourd’hui cette direction que certains États de la rive sud ont décidé de choisir. Après le Maroc, c’était au tour de la Jordanie d’accéder au statut avancé : une étape clef pour les relations UE-Jordanie mais aussi pour l’Union en tant qu’acteur sur la scène internationale.
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