Feu vert pour Nord Stream

Par Eurechos | 14 février 2010

Pour citer cet article : Eurechos, “Feu vert pour Nord Stream”, Nouvelle Europe [en ligne], Dimanche 14 février 2010, http://www.nouvelle-europe.eu/node/803, consulté le 05 décembre 2022

Une autorité régionale finlandaise a donné vendredi son accord au passage du gazoduc Nord Stream dans ses eaux territoriales pour alimenter l’Europe en gaz russe. Désormais, tous les pays concernés par ce projet ont donné leur feu vert.

Après l'accord du Danemark, de la Suède, de la Finlande puis de l'Allemagne fin décembre, il restait encore une dernière autorisation régionale à obtenir avant de pouvoir lancer les travaux du gazoduc Nord Stream qui doit relier, sur plus de 1200 km, la ville russe de Vyborg à Greifswald en Allemagne pour une facture prévisionnelle de 7,4 milliards d'euros. C'est chose faite puisque "L'Agence administrative de la Finlande méridionale a accordé à Nord Stream AG le permis de construire son gazoduc de la Russie à l'Allemagne en passant par la zone économique exclusive finlandaise", a-t-on appris vendredi.

Dans un communiqué qui nous est parvenu vendredi soir, les représentants de Gazprom se réjouissent de cet accord : " Nous nous réjouissons de voir que toutes les parties prenantes au projet North Stream sont parvenues à un accord ".

Gazprom souligne la coopération avec les pays de l’Union européenne sur ce projet, et voit cet accord comme un pas en avant vers son autre projet de gazoduc South Stream : " Ce gazoduc est indispensable à la satisfaction des besoins croissants en énergie de l'UE ".

Gazprom, conscient des engagements pris par la plupart des pays membres pour le respect de l’environnement ajoute que South Stream "a l'avantage d'allier à des capacités importantes de transport un souci particulièrement aigu de l'environnement ".

Nord Stream et South Stream sont vivement critiqués par la Pologne et les Etats baltes. " Aussi bien Nord Stream que South Stream sont destinés à contourner l'Ukraine, le Bélarus et la Pologne ", expliquait aujourd’hui dans les colonnes des Echos, Mikhaïl Kortchemkine, du cabinet East European Gas Analysis.

Par ailleurs, dans une période où la demande en gaz est en baisse, la construction de ces gazoducs pourrait, selon les experts, coûter cher à Gazprom.

 

Illustration : BP oil pipes - geograph.uk, sur wikimedia commons