Europe et migrations

Par Pascal Orcier | 1 février 2009

Pour citer cet article : Pascal Orcier, “Europe et migrations”, Nouvelle Europe [en ligne], Dimanche 1 février 2009, http://www.nouvelle-europe.eu/node/589, consulté le 22 août 2017

migration_carte_x130.jpgL'Europe est une terre d'émigration ancienne, devenue à la fin du XXe siècle terre d'immigration. L'Union européenne, qui a progressivement aboli les contrôles aux frontières entre ses États membres doit gérer des flux humains importants à ses frontières externes. La frontière orientale d'une part, la Méditerranée d'autre, font l'objet d'une surveillance renforcée. D'autant que dans certains secteurs coïncident les frontières de l'UE et de l'espace Schengen.

L'origine des migrants varie selon les voies d'entrée et les pays de destination. Les ressortissants d'anciennes colonies d'Afrique, d'Asie ou d'Amérique affluent vers les anciennes métropoles coloniales : Brésiliens vers le Portugal, Argentins et Colombiens vers l'Espagne, Maliens et Marocains vers la France, Pakistanais vers le Royaume-Uni... Les populations des États et régions en guerre (Tchétchènes, Irakiens, Sri Lankais, Somaliens...) frappent aussi à la porte de l'UE dans l'espoir d'une vie meilleure. 

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À l'intérieur de l'UE, et bien avant l'abolition progressive de restrictions à la libre circulation des travailleurs, des populations d'Europe centrale et orientale ont pris la direction de l'ouest du continent dans l'espoir d'y trouver des emplois mieux rémunérés. En 2004, seuls le Royaume-Uni, l'Irlande et le Danemark avaient ouvert leur marché du travail aux travailleurs des États de l'élargissement de 2004. Polonais, Lituaniens et Lettons ont donc pris le chemin de Londres, jusqu'à former une communauté de plusieurs centaines de milliers de personnes. Les Roumains, bien que soumis à des restrictions, se sont dirigés vers l'Espagne et l'Italie, pays latins dans lesquels sur intégration était sensée être plus facile.

Si les effets de ces mouvements internes dans les pays d'accueil font l'objet de l'actualité, ceux ressentis par les pays d'origine sont moins connus. Certes, les flux financiers pèsent dans les économies. mais dans certaines régions, le départ massif de la population active entrave le développement économique, accentue l'abandon des terres ou réclame l'appel à des travailleurs saisonniers d'autres pays.

 

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