La Jeunesse européenne: entre "génération perdue" et optimisme ?

Par Capucine Goyet | 6 novembre 2013

  

Alors que le Parlement européen a lancé hier une agora citoyenne 2013 pour débattre du chômage des jeunes et demander aux intéressés d’émettre des recommandations (du 6 au 8 novembre), Nouvelle Europe choisit de consacrer son dossier de novembre à la jeunesse européenne.

Penser  aux jeunes de l’Union européenne, c’est d’abord penser aux jeunes sans emploi dont les rangs grossissent, surtout dans les pays du Sud tels que l’Espagne et la Grèce. Malgré cette inactivité professionnelle, de nombreux jeunes restent très actifs dans leur recherche d’un emploi. L’exemple du développement sans précédent du Goethe Institut en Espagne montre à quel point les jeunes espagnols sont désireux d’acquérir des compétences linguistiques qui leur permettront ensuite d’aller là où il existe des emplois, comme en Allemagne. Un autre exemple est celui de l’attractivité de Paris auprès des jeunes grecs. Si la ville accueillait auparavant des réfugiés politiques et intellectuels, elle attire aujourd’hui des migrants économiques. Le dossier revient ainsi sur ces nouveaux flux et réalités quotidiennes.

Quelles autres solutions pour remédier au chômage des jeunes ? L’auto-entrepreneuriat ? Une politique européenne de garantie pour la jeunesse ? La première solution est choisie par de nombreux jeunes, et l’Union européenne en a même développé un corollaire via le programme « Erasmus for Young Entrepreneurs ». Cependant, les contraintes demeurent lourdes, et cette solution n’apparaît pas toujours idéale.

Quant aux garanties jeunesse, elles tirent leur origine des pays nordiques, c’est-à-dire de pays qui ne sont pas les plus touchés par le chômage des jeunes. Ces garanties peuvent avoir des effets positifs, mais doivent être accompagnées de politiques et mesures complémentaires (politiques éducatives, stimulus fiscal, bon fonctionnement du pôle emploi). La question sous-jacente reste alors celle de l’efficacité à long-terme.

Un autre grand défi majeur est aussi celui de l’abstention grandissante des jeunes aux élections européennes. Une corrélation pourrait d’ailleurs être établie entre chômage et abstention électorale. Malgré de nombreuses initiatives qui visent à informer davantage les jeunes, et surtout à prendre en compte leur opinion dans les programmes électoraux (Youth Forum ; myvote2014.eu), ces derniers ne se sentent guère concernés par le vote européen. Quel état des lieux ?

Enfin, Cécilia Van De Velde, sociologue de la jeunesse et des âges de la vie, a accordé un entretien à Nouvelle Europe pour discuter non seulement du « devenir adulte » et des quatre modèles européens de trajectoire, mais aussi des conséquences sociologiques de la crise économique sur la jeunesse, avec notamment le phénomène grandissant du « familialisme ».

Dans le dossier du mois :

Source photo: © Parlement européen.

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