Contradictions hongroises

Par Eurechos | 19 février 2011

Pour citer cet article : Eurechos, “Contradictions hongroises”, Nouvelle Europe [en ligne], Samedi 19 février 2011, http://www.nouvelle-europe.eu/node/1029, consulté le 06 décembre 2022

Assurant la présidence tournante du Conseil européen, la Hongrie dirige aujourd'hui les débats sur l'élection du président permanent. En théorie, elle est garante de l'impartialité des discussions. Mais elle n'a pas hésité à affirmer des positions fortes sur certains sujets polémiques.

En réunion depuis ce matin, les dirigeants européens doivent élire aujourd'hui un nouveau président permanent du Conseil européen. La Hongrie, qui assure depuis le 1er janvier dernier la présidence tournante de l'UE, dirige les débats. Elle doit également convaincre les plus sceptiques de son impartialité à l'heure où les 27 doivent faire un choix important pour leur avenir. Mais plutôt que de rassurer, elle a laissé éclater ses contradictions.

La délégation hongroise a exposé les priorités qu'elle souhaite défendre. Energie, élargissement ou bien droits de l'homme : elle n'a pas hésité à affirmer des positions tranchées sur certains points litigieux.

Equilibristes

Pourtant, Budapest  a affirmé sa volonté de fédérer et de faire éclore un consensus au terme de la journée. « Pour nous, la candidat idéal devra s'effacer et trouver un compromis », explique l'ambassadrice de la Hongrie. Dans le même temps, elle n'hésite pas a affirmer que la relation avec la Russie est « fondamentale » ou bien que le nucléaire ne représente pas le « futur » énergétique de l'Europe, n'en déplaise à la France ou bien à l'Espagne.

Ce jeu d'équilibriste concerne également la question des droits de l'homme. Il faut dire que récemment, la Hongrie a été mise au ban des accusés par l'UE après l'établissement d'une loi renforçant la surveillance de la presse. Elle n'a pourtant pas hésité à affirmer, lors de la réunion, que ces principes étaient prioritaires pour l'élection à venir. En privé, le discours est plus nuancé : « les droits de l'homme sont dominants mais pas essentiels, notamment en ce qui concerne la question d'une rencontre avec le Dalaï Lama. »