S(t)imulation du Parlement européen à l'ESSEC !

Par Philippe Perchoc | 7 mars 2010

Pour citer cet article : Philippe Perchoc, “S(t)imulation du Parlement européen à l'ESSEC !”, Nouvelle Europe [en ligne], Dimanche 7 mars 2010, http://www.nouvelle-europe.eu/node/1226, consulté le 28 octobre 2020

Lundi matin – 9h05, on arrive finalement à trouver notre salle à l’ESSEC où un groupe de lycéens un peu timides nous attend déjà. Aujourd’hui, on est là pour réaliser une simulation dans le cadre d'un partenariat entre le programme « Une grande école, pourquoi pas moi ? » (PQPM) de l’ESSEC, Nouvelle Europe et le projet collectif des étudiants de Sciences Po Paris. Un groupe plus que dynamique !

Les lycéens présents faisaient partie du programme PQPM dans le cadre duquel des tandems avec les étudiants de l’ESSEC sont créés sur une période de trois ans. L’objectif est de familiariser les élèves avec les grandes écoles, mais également de motiver les élèves, notamment en les aidants à développer leurs capacités d’organisation et leur envie d'aller plus loin. S(t)imulation de Nouvelle Europe s’inscrit donc parfaitement dans le cadre de ce programme. Avec S(t)imulation, nous cherchons à faire connaitre l’Union européenne et son fonctionnement par un jeu de rôles. Deux séances ont été organisées à l’ESSEC, chacune sur un intervalle de 4 heures : 2 heures d'introduction sur l’UE et 2 heures de simulation du Parlement européen. Le sujet portait sur la politique énergétique et l’objectif du jeu était d’approuver (ou rejeter) la nomination d’un nouveau commissaire pour l’énergie. Dès le départ, il y a quelques jeunes lycéens qui nous surprennent par leurs amples connaissances du sujet. Ils sont clairement intéressés et motivés. Or, il faut l’avouer, l’épreuve est rude ! Après le cours donné par les étudiants de Sciences Po Paris, les élèves sont divisés en quatre groupes et se voient attribuer des dossiers correspondants à leur parti politique (Arbre européen, Europe fédérale, Europe sociale et Ligue des Nations) et à un des huit pays dont les intérêts vont également jouer un rôle dans la prise de position du député.

Au fur et à mesure que la simulation avance, les jeunes osent participer davantage et entrer vraiment dans le jeu et dans le rôle de députés européens qu’ils incarnent. Nous, nous sommes là pour les soutenir, motiver et diriger car, pour certains, c’est l’une des rares fois qu’ils auront l’occasion de travailler sur l’Union européenne. Or, il faut le reconnaitre, son fonctionnement n’est pas toujours évident, le protocole à suivre, les divergences d’intérêts, le jeu de négociation… Le travail est dense et nécessite beaucoup de concentration. De plus, il n’est pas toujours évident de se mettre dans la peau de parlementaires européens et de défendre la politique de son parti en public. Mais l’enjeu est sérieux.

Une fois que les députés se sont mis d’accord sur une position commune qu’ils allaient défendre, au sein de leur groupe, c’est au candidat au poste du commissaire de parler. S’en suit une séance de questions-réponses, avant que les députés se prononcent, dans un vote à main levé, collectif ou individuel, sur le sort du candidat. Lors de la séance du matin, le candidat slovaque à réussi à convaincre les jeunes députés de lui accorder leur confiance. Il a été élu à la majorité. Nous félicitons le nouveau commissaire ! À la séance de l’après-midi, les députés ont été plus exigeants. Ils ont posé des questions pièges, notamment en demandant de leur communiquer les prévisions du budget pour l’enveloppe énergie-environnement ainsi que les subventions que la Commission européenne compte mobiliser pour aider les « nouveaux » membres de l’UE pour se restructurer vers les énergies renouvelables. Le candidat roumain n’a malheureusement pas réussi à gagner leur confiance. Seulement 4 députés ont voté en sa faveur, tandis que 14 ont voté contre. Dans les semaines qui viennent, le Président de la Commission va présenter au Parlement européen un nouveau candidat…

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