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Lundi matin – 9h05, on arrive finalement à
trouver notre salle à l’ESSEC où un groupe de lycéens un peu timides nous attend
déjà. Aujourd’hui, on est là pour réaliser une simulation dans le cadre d'un partenariat entre le programme « Une grande école, pourquoi pas moi ? »
(PQPM) de l’ESSEC, Nouvelle Europe et le projet collectif des étudiants de
Sciences Po Paris. Un groupe plus que dynamique !
Les lycéens présents faisaient partie du programme
PQPM dans le cadre duquel des tandems avec les étudiants de l’ESSEC sont créés
sur une période de trois ans. L’objectif est de familiariser les élèves avec
les grandes écoles, mais également de motiver les élèves, notamment en les
aidants à développer leurs capacités d’organisation et leur envie d'aller plus loin. S(t)imulation
de Nouvelle Europe s’inscrit donc parfaitement dans le cadre de ce programme. Avec S(t)imulation, nous cherchons à faire connaitre l’Union européenne et son fonctionnement par un jeu de rôles.
Deux séances ont été organisées à l’ESSEC, chacune sur un intervalle de 4
heures : 2 heures d'introduction sur l’UE et 2 heures de simulation du Parlement
européen. Le sujet portait sur la politique énergétique et l’objectif du jeu
était d’approuver (ou rejeter) la nomination d’un nouveau commissaire pour
l’énergie. Dès le départ, il y a quelques jeunes lycéens qui nous surprennent
par leurs amples connaissances du sujet. Ils sont clairement intéressés et
motivés. Or, il faut l’avouer, l’épreuve est rude ! Après le cours donné
par les étudiants de Sciences Po Paris, les élèves sont divisés en quatre
groupes et se voient attribuer des dossiers correspondants à leur parti
politique (Arbre européen, Europe fédérale, Europe sociale et Ligue des
Nations) et à un des huit pays dont les intérêts vont également jouer un rôle
dans la prise de position du député.
Au fur et à mesure que la simulation
avance, les jeunes osent participer davantage et entrer vraiment dans le jeu et
dans le rôle de députés européens qu’ils incarnent. Nous, nous sommes là pour
les soutenir, motiver et diriger car, pour certains, c’est l’une des rares fois
qu’ils auront l’occasion de travailler sur l’Union européenne. Or, il faut le
reconnaitre, son fonctionnement n’est pas toujours évident, le protocole à
suivre, les divergences d’intérêts, le jeu de négociation… Le travail est dense
et nécessite beaucoup de concentration. De plus, il n’est pas toujours évident
de se mettre dans la peau de parlementaires européens et de défendre la
politique de son parti en public. Mais l’enjeu est sérieux.
Une fois que les députés se
sont mis d’accord sur une position commune qu’ils allaient défendre, au sein de leur groupe, c’est au
candidat au poste du commissaire de parler. S’en suit une séance de
questions-réponses, avant que les députés se prononcent, dans un vote à main
levé, collectif ou individuel, sur le sort du candidat. Lors de la séance du matin, le candidat slovaque
à réussi à convaincre les jeunes députés de lui accorder leur confiance. Il a
été élu à la majorité. Nous félicitons le nouveau commissaire ! À la séance de l’après-midi, les députés
ont été plus exigeants. Ils ont posé des questions pièges, notamment en
demandant de leur communiquer les prévisions du budget pour l’enveloppe
énergie-environnement ainsi que les subventions que la Commission européenne
compte mobiliser pour aider les « nouveaux » membres de l’UE pour se
restructurer vers les énergies renouvelables. Le candidat roumain n’a malheureusement
pas réussi à gagner leur confiance. Seulement 4 députés ont voté en sa faveur,
tandis que 14 ont voté contre. Dans les semaines qui viennent, le Président de
la Commission va présenter au Parlement européen un nouveau candidat…
Pour aller plus loin
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